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	<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
	<link>https://afmjf.fr/</link>
	<description>L'AFMJF, association cr&#233;&#233;e en 1947, rassemble les professionnels de la justice des mineurs. R&#233;flexion, d&#233;fense des droits des enfants et participation aux r&#233;formes : l'AFMJF agit pour une justice juste et protectrice.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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		<title>La nouvelle loi p&#233;nale espagnole pour mineurs et jeunes d&#233;linquants (d&#233;cembre 2005)</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/La-nouvelle-loi-penale-espagnole</link>
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		<dc:date>2006-03-27T08:53:26Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;(article paru dans la chronique de l'AIMJF de d&#233;cembre 2005) &lt;br class='autobr' /&gt;
Dr. Jos&#233; Luis de la Cuesta, Pr&#233;sident de l'Association Internationale de Droit P&#233;nal, Directeur de l'Institut Basque de Criminologie (San Sebasti&#225;n, Espagne) &lt;br class='autobr' /&gt;
Des changements importants sont survenus au fil de la derni&#232;re d&#233;cennie du XXe si&#232;cle &#224; l'int&#233;rieur du syst&#232;me de justice espagnole en ce qui concerne le traitement des mineurs et jeunes d&#233;linquants (de la Cuesta, 1999, 101 ff.). &lt;br class='autobr' /&gt;
Abolition du syst&#232;me tut&#233;laire (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-Espagne-" rel="directory"&gt;Espagne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(article paru dans la chronique de l'AIMJF de d&#233;cembre 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dr. Jos&#233; Luis de la Cuesta, Pr&#233;sident de l'Association Internationale de Droit P&#233;nal, Directeur de l'Institut Basque de Criminologie (San Sebasti&#225;n, Espagne)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des changements importants sont survenus au fil de la derni&#232;re d&#233;cennie du XXe si&#232;cle &#224; l'int&#233;rieur du syst&#232;me de justice espagnole en ce qui concerne le traitement des mineurs et jeunes d&#233;linquants &lt;br class='autobr' /&gt;
(de la Cuesta, 1999, 101 ff.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abolition du syst&#232;me tut&#233;laire (1991-1992)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancienne l&#233;gislation tut&#233;laire (datant de 1948) avait &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e anticonstitutionnelle (STC, 14 f&#233;vrier 1991) et la Loi Organique 4/1992 avait provisoirement mis sur pied un mod&#232;le hybride : tut&#233;laire / p&#233;nal / social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le - applicable aux d&#233;linquants &#226;g&#233;s entre 12 et 16 ans - &#233;tait tout d'abord bas&#233; sur le principe de la primaut&#233; de l'int&#233;r&#234;t du mineur (Palacio S&#225;nchez Izquierdo, 2000), consid&#233;r&#233; comme le crit&#232;re d&#233;terminant pour l'intervention et qui se r&#233;sume aux besoins d'&#233;ducation et de r&#233;int&#233;gration sociale ; il ne s'agit pas de punition ou de r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, la nouvelle proc&#233;dure p&#233;nale a ouvert la voie &#224; l'&#233;tablissement de diff&#233;rents moyens de diversion de type anglo-saxon. Les mesures &#224; appliquer sont d&#233;finies selon certaines circonstances : la gravit&#233; de l'infraction, les caract&#233;ristiques du mineur, l'absence de violence ou d'intimidation, ainsi que les efforts du mineur &#224; r&#233;parer sa faute envers la victime. Cette nouvelle proc&#233;dure a aussi envisag&#233; d'adresser les mineurs ayant commis des actes moins graves (sans violence ou intimidation) aux services sociaux, soit directement, soit apr&#232;s un avertissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Loi Organique 4/1992 a en outre mis sur pied des &#233;quipes techniques, sur la demande insistante des auteurs (Beristain, 1995, XIV), compos&#233;es d'un psychologue, d'un assistant social et d'un &#233;ducateur. Le &#034;r&#244;le prioritaire&#034; (Urra Portillo, 1995, 8) de l'&#233;quipe consistait &#224; rendre un rapport au procureur et au juge sur la situation psychologique, p&#233;dagogique et familiale du mineur, afin de rendre plus facile la prise de d&#233;cisions concernant son &#233;ducation et sa r&#233;int&#233;gration sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les sanctions, de nouvelles mesures, pas du tout imaginatives (Manzana Laguardia, 1992, 2543) ou innovatrices, (L&#243;pez Caballero, 1994, 548), ont pris la forme d'interventions &#233;ducatives d'une dur&#233;e de deux ans au maximum. Le principe de flexibilit&#233; pour choisir, d&#233;cider et appliquer les mesures et l'utilisation de la d&#233;tention exclusivement comme mesure ultima ratio &#233;taient les caract&#233;ristiques principales de la loi dans cette mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'approbation d'un nouveau Code P&#233;nal (1995)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'approbation d'un nouveau Code P&#233;nal en 1995 en Espagne a eu une influence d&#233;terminante sur le d&#233;veloppement de la nouvelle Loi P&#233;nale pour Mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le nouveau Code P&#233;nal a augment&#233; &#224; 18 ans l'&#226;ge initial pour l'application de ses dispositions et a confi&#233; les poursuites p&#233;nales contre les auteurs plus jeunes &#224; la loi qui r&#233;glemente la responsabilit&#233; p&#233;nale des mineurs, conservant ainsi temporairement le syst&#232;me introduit en 1992.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tablissement d'un nouveau syst&#232;me de responsabilit&#233; p&#233;nale pour mineurs et jeunes d&#233;linquants (2000)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle Loi qui r&#233;glemente la responsabilit&#233; p&#233;nale des mineurs (Loi Organique 5/2000) a &#233;t&#233; promulgu&#233;e en janvier 2000. Elle est entr&#233;e en vigueur un an apr&#232;s sa publication dans le Bulletin Officiel de l'Etat le 13 janvier 2000(Bolet&#237;n Oficial del Estado).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la Loi adopte la majorit&#233; des changements introduits en 1992, une modification primordiale a sans doute eu lieu dans le traitement des mineurs et de la d&#233;linquance juv&#233;nile1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La Loi fait manifestement r&#233;f&#233;rence &#224; la responsabilit&#233; &#034;p&#233;nale&#034; du mineur dans le sens formel, gouvern&#233;e par des param&#232;tres qui ressemblent &#224; ceux des adultes, mais qui en sont diff&#233;rents en ce qui concerne les cons&#233;quences, puisque cette responsabilit&#233; doit entra&#238;ner une r&#233;action non punitive mais &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La responsabilit&#233; p&#233;nale peut &#234;tre appliqu&#233;e &#224; des personnes &#226;g&#233;es de 14 &#224; 18 ans (art. 1). La loi fait une distinction entre les jeunes de 14 &#224; 16 ans et ceux de plus de 16 ans, lesquels peuvent &#234;tre soumis &#224; des mesures de d&#233;tention de plus longue dur&#233;e (allant m&#234;me jusqu'&#224; 8-10 ans, suivie par la probation, dans les cas de crimes tr&#232;s graves ou d'actes terroristes). Le fait d'atteindre la majorit&#233; ne met pourtant pas un terme &#224; l'ex&#233;cution de la mesure, laquelle est poursuivie jusqu'&#224; ce que les objectifs vis&#233;s soient atteints (art. 15). A partir de 23 ans, les jeunes sont envoy&#233;s dans un des centres mentionn&#233;s dans la Loi P&#233;nitentiaire G&#233;n&#233;rale (Ley Org&#225;nica General Penitenciaria).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exception &#224; la r&#232;gle, des jeunes entre 18 et 21 ans peuvent aussi &#234;tre soumis &#224; la juridiction pour mineurs (art. 4) aux conditions suivantes : il ne s'agit pas d'un crime grave ; il n'y a pas eu de violence ou d'intimidation envers des personnes, ni des menaces contre des vies humaines ou contre l'int&#233;grit&#233; physique d'une personne ; l'auteur n'a pas &#233;t&#233; reconnu coupable d'actes criminels par une d&#233;cision judiciaire contraignante depuis ses 18 ans ; les circonstances et le degr&#233; de maturit&#233; justifient ce proc&#233;d&#233;, surtout si une telle option est propos&#233;e par l'&#233;quipe technique dans son rapport. Cependant, cette possibilit&#233; n'est toujours pas entr&#233;e en vigueur et reste temporairement suspendue (jusqu'en 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La proc&#233;dure pour mineurs et jeunes respecte le principe de la pr&#233;somption d'innocence et les droits de la d&#233;fense, ce qui laisse ouvertes des possibilit&#233;s int&#233;ressantes pour l'opportunit&#233; &#034;r&#233;glement&#233;e&#034; (Bueno Ar&#250;s, 1997, 164) lors des proc&#232;s. La participation du procureur est intense, lors de l'enqu&#234;te sur les faits ainsi qu'au cours du proc&#232;s. Il doit en outre s'assurer que les droits des mineurs sont respect&#233;s et surveiller l'attention pr&#234;t&#233;e &#224; ses int&#233;r&#234;ts. Le procureur ne peut pas prendre de d&#233;cisions qui limitent les droits fondamentaux des mineurs ; c'est de la comp&#233;tence exclusive du Juge des mineurs qui agit sur demande du procureur et doit rendre une d&#233;cision justifi&#233;e (art.23-3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La Loi inclut toute une gamme de mesures (art. 7)2 et r&#233;glemente leur application et ex&#233;cution, sur la base du principe de la l&#233;galit&#233; (art. 43) et sous le contr&#244;le du Juge des mineurs. Lors de l'application d'une mesure, il faut prendre en compte les faits et leur d&#233;finition l&#233;gale, mais l'&#226;ge, la famille et la situation sociale du mineur sont des aspects plus importants &#224; consid&#233;rer (art. 7.3). L'ex&#233;cution des mesures rel&#232;ve de la comp&#233;tence des Communaut&#233;s Autonomes qui appliquent le principe de la proximit&#233;, soit que le mineur doit &#234;tre envoy&#233; au centre le plus adapt&#233; pr&#232;s de son domicile, sauf d&#233;cision contraire du Juge des Mineurs dans l'int&#233;r&#234;t du mineur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;tention est divis&#233;e en deux phases : l'internement dans un centre et la libert&#233; surveill&#233;e (art. 7.2). La d&#233;tention dans un centre ferm&#233; ne s'applique qu'aux crimes intentionnels avec violence ou intimidation, ou qui menace la vie ou l'int&#233;grit&#233; physique humaine (art. 9.2&#170;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e maximale des sanctions pour des actes criminels est de deux ans, ou de 100 heures dans en cas de travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ou encore de 8 sessions pour des s&#233;jours durant un week-end. (art. 9.3&#170;). Les jeunes de plus de 16 ans peuvent &#234;tre soumis &#224; des mesures allant jusqu'&#224; 5 ans de d&#233;tention, en fonction de la violence des actes, de la menace ou des risques graves pour la vie ou l'int&#233;grit&#233; physique humaine et des besoins &#233;ducatifs &#233;ventuels de l'individu qui justifient l'extension de la mesure1. Dans des cas tr&#232;s graves (et les infractions r&#233;p&#233;t&#233;es sont toujours consid&#233;r&#233;es comme tr&#232;s graves) le juge peut ordonner une mesure de d&#233;tention dans un centre ferm&#233; pour une dur&#233;e d'une ann&#233;e &#224; cinq ans et ensuite la libert&#233; surveill&#233;e pour cinq ans encore ; dans ces cas, la modification ou la suppression de la mesure ne peuvent &#234;tre prononc&#233;es qu'apr&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e d'ex&#233;cution effective de la mesure de d&#233;tention (art. 9.5&#170;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce qui pr&#233;c&#232;de, pour des crimes extr&#234;mement graves (meurtre, viol, agression sexuelle aggrav&#233;e et en g&#233;n&#233;ral les crimes passibles, selon le Cod&#233; P&#233;nal, de plus de 15 ans d'emprisonnement), la dur&#233;e de la d&#233;tention est plus longue et peut aller jusqu'&#224; quatre ans (cinq pour des actes terroristes) pour les jeunes de moins de 16 ans et huit ans (dix pour des actes terroristes) pour ceux de plus de 16 ans (Loi Organique 7/2000, du 22 d&#233;cembre), suivie de libert&#233; surveill&#233;e, et en cas de terrorisme, d'une interdiction l&#233;gale d'exercer une fonction publique quelconque (de quatre &#224; quinze ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Comme c'&#233;tait le cas dans la l&#233;gislation pr&#233;c&#233;dente, la Loi Organique 5/2000 sur la responsabilit&#233; p&#233;nale des mineurs a exclu &#233;galement toute &#034;action par des particuliers&#034; (art. 25) et garantit le &#034;monopole d'action p&#233;nale&#034; par le parquet. Les victimes pouvaient d&#233;noncer, mais toute inculpation &#233;tait de la responsabilit&#233; du procureur. Cette exclusion de la victime du processus judiciaire a &#233;t&#233; critiqu&#233;e (Landrove D&#237;az, 1988, 293 ; Ventura Faci &amp; Pel&#225;ez P&#233;rez, 2000, 124), m&#234;me si, dans des circonstances exceptionnelles, la victime &#233;tait autoris&#233;e &#224; participer &#224; l'instruction et aussi au proc&#232;s, mais d'une fa&#231;on limit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Loi Organique 15/2003 a mis fin &#224; cette exclusion de la victime et a modifi&#233; l'article 25. Cette loi permet dor&#233;navant l'intervention de la victime en tant que partie dans un proc&#232;s p&#233;nal pour mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exclusion des victimes du processus p&#233;nal n'a jamais affect&#233; leur participation au proc&#232;s civil, lequel &#233;tait examin&#233; s&#233;par&#233;ment et servait &#224; &#233;tablir la responsabilit&#233; civile (articles 61-64). La Loi Organique 5/2000 a effectivement &#233;tabli une nouvelle proc&#233;dure civile, qui se d&#233;roule devant le Juge pour mineurs, mais qui reste ind&#233;pendante de l'action p&#233;nale. Elle r&#233;glemente la responsabilit&#233; des parents et repr&#233;sentants l&#233;gaux du mineur &#224; d&#233;dommager les victimes pour les d&#233;g&#226;ts commis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Il existe enfin deux possibilit&#233;s l&#233;gales pour renoncer &#224; un proc&#232;s contre un mineur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le parquet peut s'abstenir d'entamer des proc&#233;dures pour les actes qui constituent des d&#233;lits ou crimes mineurs1, qui &#233;taient sans violence ou intimidation et lorsque le mineur n'a pas commis d'actes similaires dans le pass&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;abandon des poursuites en raison de la r&#233;conciliation ou de la r&#233;paration (ou une promesse de r&#233;paration) entre le mineur et la victime (article 19). Selon l'art. 19.2 de la Loi, &#034;une r&#233;conciliation a eu lieu lorsque le mineur reconna&#238;t le pr&#233;judice provoqu&#233;, s'excuse aupr&#232;s de la victime et la victime accepte ses excuses&#034;. D'autre part, la r&#233;paration est l&#233;galement identifi&#233;e comme &#034;l'engagement pris par le mineur envers la victime d'effectuer certains travaux dans l'int&#233;r&#234;t de cette derni&#232;re ou de la communaut&#233; et leur r&#233;alisation effective&#034;. En cas de non-respect de la promesse de r&#233;paration ou de suivre une activit&#233; &#233;ducative, les poursuites continuent (art. 19.5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bref commentaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, le besoin et la revendication d'une telle Loi se font sentir depuis longtemps. Le texte est positif gr&#226;ce &#224; son caract&#232;re int&#233;gral : il r&#233;glemente tous les aspects de l'intervention concernant les jeunes d&#233;linquants (de 14 &#224; 18 ans, exceptionnellement jusqu'&#224; 21 ans), couvrant non seulement les proc&#233;dures et les mesures, mais aussi l'ex&#233;cution des sanctions et la responsabilit&#233; civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux points valent un commentaire. Disons simplement pour r&#233;sumer que, malgr&#233; le grand effort de rendre le mod&#232;le &#233;ducatif compatible avec les mod&#232;le de r&#233;pression et de garantie, en cherchant &#224; rendre les solutions plus flexibles et &#224; favoriser la non-intervention, nous devons faire face &#224; des points de vue et &#224; des id&#233;ologies qui ne sont pas toujours compatibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, il s'agit du principe fondamental de l'int&#233;r&#234;t du mineur ; n&#233;anmoins, ceci continue &#224; &#234;tre un concept ambigu - en ce qui concerne le d&#233;veloppement personnel du mineur, ses besoins &#233;ducatifs et sa r&#233;int&#233;gration sociale - et qui n'a pas &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; par la l&#233;gislation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'article 19 du nouveau Code P&#233;nal de 1995 (Cuello Contreras, 2001, 49), le nouveau syst&#232;me fait manifestement r&#233;f&#233;rence &#224; la responsabilit&#233; p&#233;nale des mineurs. Ceci est confirm&#233; (l'article 5 de la Loi Organique 5/2000) lors de la commission d'actes punissables et en l'absence de toute circonstance justifiant l'exemption ou la suppression de la responsabilit&#233; p&#233;nale envisag&#233;e pour les adultes par le Code P&#233;nal. Il y a donc d&#233;j&#224; suffisamment de raisons pour affirmer que, selon la loi espagnole, l'&#226;ge limite pour l'imputabilit&#233; p&#233;nale (&#034;pr&#233;somption irr&#233;futable d'irresponsabilit&#233;&#034;, S&#225;nchez Garc&#237;a de Paz, 2000, 706) a &#233;t&#233; fix&#233; aujourd'hui &#224; 14 ans (art. 3 de la Loi Organique 5/2000), et que l'imputabilit&#233; p&#233;nale peut exister entre 14 et 18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Loi fait une distinction importante entre deux tranches d'&#226;ge (14-15 ans et 16-18 ans) ; mais la diff&#233;rence de traitement est parfois trop grande. Quant aux jeunes de plus de 18 ans, la meilleure solution consisterait &#224; les envoyer aupr&#232;s du magistrat pour adultes, en autorisant ce dernier &#224; appliquer la l&#233;gislation pour mineurs, notamment ses mesures et ses possibilit&#233;s d'&#233;viter ou suspendre les proc&#233;dures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les proc&#233;dures des mineurs ressemblent trop &#224; celles utilis&#233;es chez les adultes, bien qu'il existe de grandes diff&#233;rences. En principe, les possibilit&#233;s laiss&#233;es ouvertes pour la diversion devraient &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme suffisantes. Le procureur est encore charg&#233; d'une gamme excessivement large de fonctions et de t&#226;ches. La r&#233;glementation des mesures pr&#233;ventives est trop restrictive et la p&#233;riode de d&#233;tention comme pr&#233;caution peut, dans la pratique, s'av&#233;rer trop longue. L'envoi de mineurs de moins de 18 ans accus&#233;s d'actes terroristes aupr&#232;s de la Cour Nationale de Justice (Audiencia Nacional, mesure introduite par la Loi Organique 7/2000) est contraire au principe de proximit&#233; et ne fait qu'imiter le syst&#232;me appliqu&#233; aux adultes. Quant &#224; la participation de l'&#233;quipe technique, il aurait fallu accorder plus d'importance dans sa communication avec le Juge des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lumi&#232;re de la r&#233;glementation, les mesures doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme de v&#233;ritables sanctions pour mineurs (Cerezo Mir, 2000, 106 ; Garc&#237;a P&#233;rez, 2000, 686 ; Etxebarria Zarrabeitia, 2001, 32 ; contre Feijoo S&#225;nchez, 2001, 27 ff.), autrement dit, des &#034;sanctions punitives&#034; (S&#225;nchez Garc&#237;a de Paz, 2000, 719). Il est vrai qu'il existe une grande gamme de mesures, mais il manque des solutions plus imaginatives qui pourraient peut-&#234;tre &#234;tre mises en pratique avec des programmes socio-&#233;ducatifs. Finalement, la dur&#233;e des interventions pr&#233;vues pour des cas extr&#234;mement graves est g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233;e comme excessive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;R&#201;F&#201;RENCES&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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