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	<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
	<link>https://afmjf.fr/</link>
	<description>L'AFMJF, association cr&#233;&#233;e en 1947, rassemble les professionnels de la justice des mineurs. R&#233;flexion, d&#233;fense des droits des enfants et participation aux r&#233;formes : l'AFMJF agit pour une justice juste et protectrice.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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		<title>La parole de l'enfant dans les proc&#233;dures civiles le concernant</title>
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		<dc:date>2013-10-27T16:34:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuelle Dufay</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si le mineur d&#233;linquant est un acteur reconnu dans le processus p&#233;nal pouvant conduire celui-ci &#224; &#234;tre m&#234;me relativement jeune reconnu coupable d'infraction et &#234;tre condamn&#233;, son r&#244;le dans les proc&#233;dures civiles a &#233;t&#233; longtemps insignifiant compte tenu de son statut d'incapable sur le plan juridique repr&#233;sent&#233; par ses parents dans tous les actes de la vie civile. Pendant longtemps l'enfant n'a pas eu droit &#224; la parole. D'ailleurs lorsque dans l'ancien droit on &#233;voquait l'&#8221;infans&#8221; c'&#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-Responsabilite-parentale-" rel="directory"&gt;Droit des mineurs, droits des parents&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si le mineur d&#233;linquant est un acteur reconnu dans le processus p&#233;nal pouvant conduire celui-ci &#224; &#234;tre m&#234;me relativement jeune reconnu coupable d'infraction et &#234;tre condamn&#233;, son r&#244;le dans les proc&#233;dures civiles a &#233;t&#233; longtemps insignifiant compte tenu de son statut d'incapable sur le plan juridique repr&#233;sent&#233; par ses parents dans tous les actes de la vie civile. Pendant longtemps l'enfant n'a pas eu droit &#224; la parole. D'ailleurs lorsque dans l'ancien droit on &#233;voquait l'&#8221;infans&#8221; c'&#233;tait pour repr&#233;senter celui qui ne parle pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour n'aborder que la situation r&#233;cente, une des rares exceptions de l'intervention directe du mineur pour &#234;tre partie dans une action judiciaire est la l&#233;gislation sur l'assistance &#233;ducative qui permet notamment au mineur lui-m&#234;me, de pr&#233;senter une requ&#234;te aupr&#232;s du juge des enfants s'il estime que sa sant&#233;, sa s&#233;curit&#233;, sa moralit&#233; ou ses conditions d'&#233;ducation sont gravement compromises (art. 375 du code civil) et, s'il est capable de discernement d'&#234;tre entendu dans le cours de la proc&#233;dure (art. 1182, 1184, 1186 du Nouveau Code de Proc&#233;dure Civile), de faire appel des d&#233;cisions prises et de demander personnellement qu'elles soient modifi&#233;es ou rapport&#233;es (art. 375-6 du Code Civil).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;volution plus r&#233;cente a permis d'introduire la parole de l'enfant dans de nouvelles proc&#233;dures civiles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;I. Des droits nouveaux&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;1) Le consentement requis&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 8 janvier 1993 a pr&#233;vu le consentement expr&#232;s du mineur d&#232;s 13 ans - pour son adoption simple (au lieu de 15 ans) pour le changement de pr&#233;nom (art. 60 &#167; 3, du Code Civil) ainsi que pour le changement de nom lorsque ce changement ne r&#233;sulte pas de l'&#233;tablissement ou d'une modification d'un lien de filiation (dans ce dernier cas le changement de patronyme pour un enfant majeur est effectu&#233; sous r&#233;serve de son consentement (art. 61-3, 363, du Code Civil).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;2) L'audition du mineur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La Convention Internationale sur les Droits de l'Enfant (CIDE) du 26 janvier 1990 &#233;nonce en son article 12 que &#8220;les Etats parties garantissent &#224; l'enfant qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'int&#233;ressant &#8220;notamment&#8221; il doit avoir &#8220;la possibilit&#233; d'&#234;tre entendu dans toute proc&#233;dure judiciaire ou administrative l'int&#233;ressant, soit directement, soit par l'interm&#233;diaire d'un repr&#233;sentant ou d'un organisme appropri&#233;, de fa&#231;on compatible avec les r&#232;gles de proc&#233;dure de la l&#233;gislation nationale&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour de cassation saisie de l'applicabilit&#233; directe de la Convention avait estim&#233; &#224; plusieurs reprises que ses dispositions ne cr&#233;aient des obligations qu'&#224; la charge des Etats parties mais n'&#233;tait pas applicable en droit interne. Elle estimait que les juridictions ne pouvaient pas utiliser le principe du &#8220;Self executing&#8221; en d&#233;pit des vives critiques de la doctrine.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(Cass. civ. 1re, 10-3-93, D. 1993, chronique LIV-M.C. RONDEAU-RIVIER, J.C.P. 1993. 3677, pp. 223-227, Etude NEIRINCK-MARTIN : &#8220;Un trait&#233; bien maltrait&#233;&#8221; ; D. 1993, Jur. pp. 361-363, note MASSIP, Civ. 1re, 2-6-93, D. 1993. I.R. 153).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Cour de Cassation a modifi&#233; sa jurisprudence en admettant dans des d&#233;cisions r&#233;centes l'applicabilit&#233; directe de ladite Convention en visant dans une affaire &#8220;l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant au sens de l'article 3.1 de la Convention du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant&#8221; pour approuver une d&#233;cision de Cour d'appel qui avait organis&#233; un droit de visite au profit d'un transsexuel dont elle avait, par ailleurs annul&#233; la reconnaissance de paternit&#233; qui se trouvait contraire &#224; la r&#233;alit&#233; biologique &lt;i&gt;(Cour de Cassation 1&#232;re chambre civile 18/05/2005 n&#176; 02-16-336).&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une autre affaire rendue le m&#234;me jour la Cour de Cassation a vis&#233; express&#233;ment la violation des articles 3.1 et 12.2 de la Convention des Nations Unies &#224; l'&#233;gard d'un arr&#234;t de cour d'appel qui ne s'&#233;tait pas prononc&#233; sur la demande d'audition de l'enfant form&#233; par lettre, en cours de d&#233;lib&#233;r&#233;, dans la proc&#233;dure engag&#233;e par son p&#232;re, pour voir modifier sa r&#233;sidence, &#8220;alors que la consid&#233;ration primordiale de l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant et le droit de celui-ci &#224; &#234;tre entendu lui imposaient de prendre en compte la demande de l'enfant&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;3) Les dispositions l&#233;gales&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La loi du 8 janvier 1993 compl&#233;t&#233;e par la loi du 5 mars 2007 a repris l'essentiel des dispositions de la Convention Internationale sur les Droits de l'Enfant (CIDE) en exposant dans le nouvel article 388-1 du Code Civil :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#8220;Dans toute proc&#233;dure le concernant, le mineur capable de discernement peut, sans pr&#233;judice des dispositions pr&#233;voyant son intervention ou son consentement, &#234;tre entendu par le juge ou, lorsque son int&#233;r&#234;t le commande, par la personne d&#233;sign&#233;e par le juge &#224; cet effet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette audition est de droit lorsque le mineur en fait la demande. Lorsque le mineur refuse d'&#234;tre entendu, le juge appr&#233;cie le bien-fond&#233; de ce refus. Il peut &#234;tre entendu seul, avec un avocat ou une personne de son choix. Si ce choix n'appara&#238;t pas conforme &#224; l'int&#233;r&#234;t du mineur, le juge peut proc&#233;der &#224; la d&#233;signation d'une autre personne.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'audition du mineur ne lui conf&#232;re pas la qualit&#233; de partie &#224; la proc&#233;dure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le juge s'assure que le mineur a &#233;t&#233; inform&#233; de son droit &#224; &#234;tre entendu et &#224; &#234;tre assist&#233; par un avocat&#8221;.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;II. Les conditions de leur exercice &lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;1) Le discernement &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette notion ne substitue &#224; celle de l'&#226;ge (13 ans) ant&#233;rieurement pr&#233;vue dans le cadre de la proc&#233;dure en divorce (art. 290-30, C.C.).&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle doit s'appr&#233;cier au cas par cas en prenant en consid&#233;ration notamment, &#8220;l'&#226;ge, la maturit&#233; et le degr&#233; de compr&#233;hension&#8221; (circulaire justice du 3-3-93).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;2) Les proc&#233;dures concernant le mineur &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit en premier lieu de proc&#233;dures concernant la s&#233;paration ou le divorce dans la mesure ou les conditions de vie du mineur en seront affect&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'enfant est concern&#233; &#233;galement par les actions se rapportant &#224; l'exercice de l'autorit&#233; parentale et d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale lorsque ses int&#233;r&#234;ts sont en jeu dans la mesure o&#249; ceux-ci sont personnels directs et certains.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs lors d'une demande d'&#233;mancipation l'audition du mineur est maintenant express&#233;ment pr&#233;vue par le juge des tutelles.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;III. Le processus &#224; suivre&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le juge peut proc&#233;der d'office &#224; une audition une distinction peut &#234;tre op&#233;r&#233;e entre les demandes formul&#233;es par les parents et celles qui &#233;manent directement du mineur m&#234;me si ces demandes d'audition peuvent avoir &#233;t&#233; suscit&#233;es par l'une ou l'autre des parties.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le premier cas, si le juge accepte de lui donner une suite favorable il sera particuli&#232;rement prudent en rappelant, d'autant plus au mineur son droit au silence.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le second cas si l'audition est de droit, l'article 338-33 du code de proc&#233;dure civile pr&#233;voit que &#8220;La d&#233;cision par laquelle l'audition est ordonn&#233;e peut toutefois &#234;tre modifi&#233;e ou rapport&#233;e par une autre d&#233;cision sp&#233;cialement motiv&#233;e lorsque le juge &#224; connaissance d'un motif grave s'opposant &#224; ce que le mineur soit entendu dans les conditions initialement pr&#233;vues&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les articles 338-1 &#224; 338-9 du code de proc&#233;dure civile d&#233;taillent la proc&#233;dure &#224; suivre pour &#8220;l'audition de l'enfant en justice&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette demande est pr&#233;sent&#233;e sans forme au juge par l'int&#233;ress&#233;, en tout &#233;tat de la proc&#233;dure et m&#234;me pour la premi&#232;re fois en cause d'appel (article 338-4 du code de proc&#233;dure civile).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mineur est convoqu&#233; par lettre recommand&#233;e avec demande d'avis de r&#233;ception, doubl&#233;e d'une lettre simple, l'informant de son droit d'&#234;tre entendu seul, avec un avocat ou une autre personne de son choix. Le m&#234;me jour le secr&#233;tariat de la juridiction avise les d&#233;fenseurs des parties elles-m&#234;mes par lettre recommand&#233;e avec demande d'avis de r&#233;ception de la d&#233;cision ordonnant l'audition (art. 338-5 du code de proc&#233;dure civile). Le refus d'audition doit &#234;tre notifi&#233; par courrier (art. 338-8 du code de proc&#233;dure civile).&lt;br class='autobr' /&gt;
En cas de demande d'audition en pr&#233;sence de toutes les parties et du mineur, celle-ci &#8220;peut avoir lieu sur-le-champ&#8221; (art. 338-8 du code de proc&#233;dure civile).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sauf cas particulier d'urgence, cette mani&#232;re de proc&#233;der ne para&#238;t pas appropri&#233;e et conforme &#224; l'int&#233;r&#234;t de l'enfant qui doit pouvoir s'exprimer hors la pression in&#233;vitable qui s'instaurerait en cas d'audition pr&#233;cipit&#233;e qui ne respecterait pas la n&#233;cessaire s&#233;r&#233;nit&#233; qui doit accompagner la d&#233;marche de l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;IV. Les modalit&#233;s de l'audition &lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;1) L'intervention de l'avocat&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mineur peut &#234;tre entendu seul, avec un avocat ou une personne de son choix : si la personne choisie n'appara&#238;t pas conforme &#224; l'int&#233;r&#234;t du mineur, le juge peut d&#233;signer une autre personne qui pourrait, par exemple, &#234;tre un avocat puisque, par ailleurs le juge peut proc&#233;der &#224; la d&#233;signation d'un avocat lorsque l'int&#233;ress&#233; n'en a pas d&#233;j&#224; choisi un.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'avocat b&#233;n&#233;ficie de droit de l'aide juridictionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En l'absence de dispositions l&#233;gislatives ou r&#233;glementaires concernant les modalit&#233;s de l'intervention de l'avocat il est hautement souhaitable que ceux d'entre eux qui sont int&#233;ress&#233;s par cette activit&#233; &#233;laborent dans le cadre des ordres, des r&#232;gles d&#233;ontologiques ad&#233;quates ainsi que cela existe dans plusieurs barreaux et qui consiste notamment &#224; former un groupe d'avocats volontaires :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;sireux de se sp&#233;cialiser, au moins &#224; temps partiel, dans le droit de la famille,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;sign&#233;s &#224; tour de r&#244;le sous la responsabilit&#233; du B&#226;tonnier,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rencontrant le mineur, &#233;ventuellement &#224; plusieurs reprises, mais aucune des parties, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; n'ayant pas &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;demment le conseil de l'un des parents,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;mun&#233;r&#233;s uniquement par l'aide juridictionnelle ou par l'ordre.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'observation de ces r&#232;gles minimales &#233;viterait la survenance de difficult&#233;s qui ont pu &#234;tre constat&#233;es ici ou l&#224;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;2) Le r&#244;le de l'avocat&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains avocats souhaiteraient non seulement assister le mineur au cours de son audition mais le repr&#233;senter alors que si la loi actuelle permet &#224; tout mineur capable de discernement d'&#234;tre entendu dans toute proc&#233;dure le concernant, sans pr&#233;judice des dispositions pr&#233;voyant son intervention ou son consentement, il est bien pr&#233;cis&#233; que cette audition ne lui conf&#232;re pas la qualit&#233; de partie &#224; la proc&#233;dure.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Une d&#233;cision r&#233;cente de la Cour de Cassation &lt;i&gt;(Cass. Chambre civile 1 du 22 novembre 2005-n&#176; 03-17912)&lt;/i&gt; marque toutefois une &#233;volution en retenant que : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#8220;C'est &#224; bon droit et en consid&#233;ration de l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant au sens de l'article 3.1 de la convention de New York du 26 janvier 1990, et de son droit &#224; &#234;tre entendu dans toute proc&#233;dure le concernant consacr&#233; par l'article 12-2 du m&#234;me trait&#233;, que la cour d'appel, sans lui accorder la qualit&#233; de partie &#224; la proc&#233;dure et sans confier ses int&#233;r&#234;ts &#224; un administrateur ad hoc, l'administration des biens du mineur n'&#233;tant pas en cause, a pris l'initiative de lui faire d&#233;signer un avocat afin de recueillir ses sentiments et d'en faire &#233;tat lors de l'audience, &#233;tant relev&#233; que la juridiction saisie a toujours, en tout &#233;tat de la proc&#233;dure, la possibilit&#233; de proc&#233;der &#224; l'audition personnelle de l'enfant, soit &#224; sa demande, soit si les circonstances rendent cette mesure utile ou n&#233;cessaire&#8221; ; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que la loi du 5 mars 2007 a pr&#233;cis&#233; que &#8220;Le juge s'assure que le mineur a &#233;t&#233; inform&#233; de son droit &#224; &#234;tre entendu et &#224; &#234;tre assist&#233; par un avocat&#8221; (art. 388-1 in fine) on note un accroissement tr&#232;s sensible du nombre de demandes d'auditions souvent suscit&#233;es par l'un ou l'autre des parents ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;3) La r&#233;daction d'un proc&#232;s-verbal&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi que le rappelle la circulaire de la Chancellerie &#8220;l'audition n'ob&#233;it &#224; aucun r&#232;gle proc&#233;durale particuli&#232;re&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'absence de &#8220;r&#232;gle proc&#233;durale particuli&#232;re&#8221; ne signifie pas toutefois qu'il y a lieu de n'en suivre aucune mais qu'en l'absence de r&#232;gle particuli&#232;re, il convient de se reporter aux dispositions g&#233;n&#233;rales du N.C.P.C. demandant, notamment, au juge de faire observer et d'observer lui-m&#234;me, en toutes circonstances, le principe du contradictoire (article 16, N.C.P.C.).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux magistrats ne r&#233;digent aucun &#233;crit et se contentent d'indiquer que le mineur a &#233;t&#233; entendu en soulignant que la retranscription des paroles de l'enfant pourrait le traumatiser. Si une telle objection peut &#234;tre fond&#233;e dans certains cas il n'est pas pertinent, &#224; mon sens, d'en faire une question de principe. Il convient d'abord de permettre au juge, qui n'est certes pas un psychologue ou un psychiatre, de b&#233;n&#233;ficier d'une formation sp&#233;cifique dans la mesure o&#249; cette mission lui est confi&#233;e par la loi, afin que l'audition du mineur soit r&#233;alis&#233;e avec le tact et la d&#233;licatesse n&#233;cessaires.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le proc&#232;s-verbal, qui peut &#234;tre succinct, doit refl&#233;ter les sentiments exprim&#233;s par l'enfant mais &#233;vitera de reproduire d'&#233;ventuels d&#233;bordements intempestifs concernant, notamment, les griefs invoqu&#233;s par les &#233;poux dans le cadre de leur proc&#233;dure conform&#233;ment &#224; la prohibition pr&#233;vue par l'article 205. N.C.P.C.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le juge doit expliquer au mineur que s'il est attentif &#224; son expression, la d&#233;cision qui interviendra sera de la seule comp&#233;tence des autorit&#233;s judiciaires et prendra en consid&#233;ration l'ensemble des &#233;l&#233;ments de la proc&#233;dure.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il conviendra ainsi que la circulaire de la Chancellerie l'a heureusement indiqu&#233; que &#8220;en tout &#233;tat de cause la reconnaissance du droit pour le mineur &#224; s'exprimer ne saurait faire oublier que celui-ci a la possibilit&#233; de ne pas l'exercer ou de se r&#233;tracter&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moins, un proc&#232;s-verbal r&#233;dig&#233; en pr&#233;sence du greffier devra &#234;tre dress&#233; lorsque la motivation de la d&#233;cision judiciaire se fonde pr&#233;cis&#233;ment sur les d&#233;clarations faites par le mineur. Il sera cosign&#233; par le mineur, le greffier et le magistrat et vers&#233; aux d&#233;bats avec l'accord du mineur. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'enfant &#233;tant demandeur doit, en principe, avoir quelque chose &#224; dire au juge. Il a toutefois toujours la latitude de changer d'avis.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'absence de proc&#232;s-verbal peut &#234;tre &#224; l'origine d'une intervention n&#233;gative de la part des p&#232;re et m&#232;re sur l'enfant : l'un ou l'autre fantasmant sur ce qu'a pu dire celui-ci hors de sa pr&#233;sence. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tablissement d'un &#233;crit selon les r&#232;gles de proc&#233;dure indiqu&#233;es ci-dessus est au contraire de nature &#224; s&#233;curiser l'enfant et sera pour lui une garantie lui permettant d'inviter chacune des parties &#224; se reporter au seul contenu du proc&#232;s-verbal. L'objet du d&#233;bat &#233;tant d&#233;limit&#233; &#224; l'&#233;crit connu par les deux parents fera tomber l'&#233;ventuelle suspicion et &#233;vitera &#224; l'enfant de subir des questionnements inutiles.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fa&#231;on de proc&#233;der, fond&#233;e sur une longue pratique personnelle, permet de constater que sur plusieurs centaines d'auditions, le refus du mineur de porter &#224; la connaissance des parents son contenu n'est intervenu qu'&#224; deux ou trois reprises. La connaissance par les parties du sentiment de l'enfant a permis souvent &#224; celles-ci de modifier leurs demandes en abandonnant, par exemple leurs conclusions de changement de r&#233;sidence ou leurs exigences sur l'organisation du droit de visite et d'h&#233;bergement.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'il convient d'&#233;viter de donner &#224; l'enfant le sentiment de &#8220;toute puissance&#8221;, le recueil de son opinion dans toute proc&#233;dure le concernant permet de le consid&#233;rer comme un sujet et non comme un simple objet de droit. Avec les autres &#233;l&#233;ments de la proc&#233;dure le juge devra toujours s'efforcer de faire pr&#233;valoir la solution conforme &#224; son meilleur int&#233;r&#234;t actuel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;Pr&#233;carit&#233; et protection des droits de l'enfant&#034; rapport de la D&#233;fenseure des enfants</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/Precarite-et-protection-des-droits</link>
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		<dc:date>2010-12-21T09:12:21Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Ce rapport th&#233;matique reprend les travaux du colloque organis&#233; &#224; Paris les 30 septembre et 1er octobre 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
Consulter le Rapport de 2010 au format PDF &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rapport annuel complet de la D&#233;fenseure des enfants est disponible sur le site www.defenseuredesenfants.fr&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-Responsabilite-parentale-" rel="directory"&gt;Droit des mineurs, droits des parents&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce rapport th&#233;matique reprend les travaux du colloque organis&#233; &#224; Paris les 30 septembre et 1er octobre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.defenseurdesenfants.fr/pdf/RappThem2010.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Consulter le Rapport de 2010 au format PDF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport annuel complet de la D&#233;fenseure des enfants est disponible sur le site &lt;a href=&#034;http://www.defenseuredesenfants.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.defenseuredesenfants.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La responsabilit&#233; parentale</title>
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		<dc:date>2010-09-12T06:33:37Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Intervention d'Herv&#233; Hamon, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris, sur &#034; La responsabilit&#233; parentale &#034;, au congr&#232;s de l'association internationale des magistrats de la jeunesse et de la famille qui s'est tenu en avril 2010 &#224; Tunis.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-Responsabilite-parentale-" rel="directory"&gt;Droit des mineurs, droits des parents&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.afmjf.fr/IMG/pdf_Tunis_avril_2010.pdf'&gt;Intervention d'Herv&#233; Hamon, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris, sur &#034; La responsabilit&#233; parentale &#034;, au congr&#232;s de l'association internationale des magistrats de la jeunesse et de la famille qui s'est tenu en avril 2010 &#224; Tunis.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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