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	<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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	<description>L'AFMJF, association cr&#233;&#233;e en 1947, rassemble les professionnels de la justice des mineurs. R&#233;flexion, d&#233;fense des droits des enfants et participation aux r&#233;formes : l'AFMJF agit pour une justice juste et protectrice.</description>
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		<title>Association Fran&#231;aise des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille </title>
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		<title>M&#233;moires d'une jeune juge des enfants - juin 2002</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/Memoires-d-une-jeune-juge-des</link>
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		<dc:date>2006-03-17T16:34:35Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;100 d&#233;partements, 100 politiques de protection de l'enfance&#8230; Illustration de la diversit&#233; fran&#231;aise, voici le t&#233;moignage d'Emmanuelle LEBOUCHER - CABELGUENNE, ancienne juge des enfants &#224; Chaumont en Haute Marne. Son constat des dysfonctionnements est sobre mais concentre pratiquement toutes les difficult&#233;s que certains juges des enfants peuvent &#233;prouver &lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de la Lettre de M&#233;lampous de juin 2002 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le grand jour de la prise de fonctions est arriv&#233; et celle-ci a lieu en Haute Marne comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;100 d&#233;partements, 100 politiques de protection de l'enfance&#8230; Illustration de la diversit&#233; fran&#231;aise, voici le t&#233;moignage d'Emmanuelle LEBOUCHER - CABELGUENNE, ancienne juge des enfants &#224; Chaumont en Haute Marne. Son constat des dysfonctionnements est sobre mais concentre pratiquement toutes les difficult&#233;s que certains juges des enfants peuvent &#233;prouver&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la Lettre de M&#233;lampous de juin 2002&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand jour de la prise de fonctions est arriv&#233; et celle-ci a lieu en Haute Marne comme juge d&#233;partemental. Un d&#233;fi pour un d&#233;butant d'autant qu'au fil des semaines et des mois, la r&#233;alit&#233; du fonctionnement du cabinet s'est r&#233;v&#233;l&#233;e bien difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 800 dossiers sont ouverts en assistance &#233;ducative et il y a plusieurs mois de retard ; l'activit&#233; p&#233;nale est importante avec plus de 500 jugements rendus annuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de pouvoir remettre &#224; jour le cabinet, j'ai obtenu du pr&#233;sident d'&#234;tre d&#233;charg&#233;e de certaines activit&#233;s au sein du tribunal de grande instance (juge aux affaires familiales et quelques audiences correctionnelles notamment) et d'&#234;tre soutenue gr&#226;ce &#224; la participation des coll&#232;gues pendant quatre mois pour les audiences p&#233;nales de cabinet (deux journ&#233;es par mois) et la pr&#233;sidence du tribunal pour enfants (deux audiences par mois).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la &#034;jeune&#034; juge des enfants n'&#233;tait pas au bout de ses peines, ni de ses surprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, les services de la protection judiciaire de la jeunesse montraient des d&#233;faillances. Le foyer du centre d'action &#233;ducative se d&#233;clarait dans l'impossibilit&#233; d'accueillir les mineurs les plus difficiles (sic) tout en n'accueillant que peu de jeunes, en tous les cas moins que n'en offrait la capacit&#233; d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures de milieu ouvert &#233;taient mises en attente et certaines d'entre elles n'ont jamais pu s'exercer pendant le d&#233;lai fix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait impossible d'ordonner une enqu&#234;te sociale sur le d&#233;partement car le poste d'assistant social n'&#233;tait pas pourvu et aucune association n'&#233;tait habilit&#233;e pour ce type de mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les deux associations pr&#233;sentes sur le d&#233;partement offraient des possibilit&#233;s d'h&#233;bergement comme d'action &#233;ducative en milieu ouvert tr&#232;s r&#233;duites (seulement trois &#233;tablissements offraient une possibilit&#233; de placements directs correspondant &#224; une cinquantaine de places) et pas toujours satisfaisantes puisqu'un &#233;tablissement a d&#251; &#234;tre ferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que n'ai-je entendu les &#233;ducateurs se lamenter - &#224; juste titre d'ailleurs - de ne pas trouver de places en foyer. Vingt, trente, quarante &#233;tablissements ont pu &#234;tre contact&#233;s pour tenter de trouver une place et en cas de r&#233;ponse positive, le jeune &#233;tait bien &#233;loign&#233; de sa famille sans que cela ne soit justifi&#233; par sa situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin et surtout la politique du conseil g&#233;n&#233;ral consistait &#224; accorder le moins d'argent possible &#224; la protection de l'enfance allant, par souci d'&#233;conomie, jusqu'au non-respect des obligations l&#233;gales contenues dans les lois de d&#233;centralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, seulement deux demi-postes d'&#233;ducateur pour le milieu ouvert, dont un seul a &#233;t&#233; pourvu, ont &#233;t&#233; financ&#233;s par le d&#233;partement entre 1997 et 1999 malgr&#233; une situation particuli&#232;rement d&#233;licate ; le choix de recruter syst&#233;matiquement des familles d'accueil au d&#233;triment des &#233;tablissements, et ce quelque soit le profil du mineur ; un refus d&#233;lib&#233;r&#233; de se concerter avec la juridiction des mineurs ; la volont&#233; de ne pas respecter les d&#233;cisions prises par le juge notamment concernant les orientations et l'exercice par les familles du droit de visite et d'h&#233;bergement, t&#233;moignant d'une appropriation malsaine des mineurs confi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arri&#233;ration &#233;tait telle que tant la hi&#233;rarchie que les travailleurs sociaux de l'aide sociale &#224; l'enfance se sont indign&#233;s de l'application du principe du contradictoire par le juge ; en effet, &#234;tre entendu &#224; l'audience en m&#234;me temps que les familles a provoqu&#233; de vives r&#233;actions de protestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ne pas &#234;tre &#233;berlu&#233;e, choqu&#233;e et indign&#233;e devant tant d'archa&#239;smes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, ces deux ann&#233;es haut- marnaises ont &#233;t&#233; tr&#232;s formatrices et au- del&#224; des difficult&#233;s soulign&#233;es, m'ont permis d'oeuvrer avec des travailleurs sociaux comp&#233;tents, humains et soucieux des familles et des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;E. LEBOUCHER - CABELGUENNE, ancienne juge des enfants &#224; Chaumont&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La dialectique du judiciaire et de l'&#233;ducatif</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/La-dialectique-du-judiciaire-et-de,113</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.afmjf.fr/La-dialectique-du-judiciaire-et-de,113</guid>
		<dc:date>2006-03-17T16:13:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;#TDM &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'occasion de la rencontre avec des magistrats italiens organis&#233;e &#224; Lyon en octobre 2001, Alain BRUEL, ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris, a pr&#233;sent&#233; cette contribution lors de la table ronde sur la Justice des mineurs et le travail &#233;ducatif. &lt;br class='autobr' /&gt; Extrait de la Lettre de M&#233;lampous de juin 2002 &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai choisi de d&#233;velopper devant vous un sujet qui me tient &#224; c&#339;ur parce qu'il est pass&#233; de mode depuis une vingtaine d'ann&#233;es malgr&#233; son importance : La dialectique du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;#TDM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A l'occasion de la rencontre avec des magistrats italiens organis&#233;e &#224; Lyon en octobre 2001, Alain BRUEL, ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris, a pr&#233;sent&#233; cette contribution lors de la table ronde sur la Justice des mineurs et le travail &#233;ducatif.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la Lettre de M&#233;lampous de juin 2002&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai choisi de d&#233;velopper devant vous un sujet qui me tient &#224; c&#339;ur parce qu'il est pass&#233; de mode depuis une vingtaine d'ann&#233;es malgr&#233; son importance : La dialectique du judiciaire et de l'&#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux derni&#232;res d&#233;cennies ont vu un bouleversement complet du paysage de la protection judiciaire en raison de l'entr&#233;e en sc&#232;ne du Parquet, autrefois bien effac&#233;, mais qui a pris une grande importance dans le cadre de la politique de la ville, et d'autre part de l'avocat, dans le sillage de la convention de New York, ce dernier amenant avec lui de plus grandes exigences quant au respect des droits des mineurs, et la tenue du d&#233;bat contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces avanc&#233;es ind&#233;niables ont consid&#233;rablement &#233;largi le champ de nos pr&#233;occupations, avec toutefois un effet pervers qui a &#233;t&#233; de rel&#233;guer au magasin des accessoires des questions toujours fondamentales et dont on ne pourra jamais se lib&#233;rer. Que diable les magistrats fabriquent-ils avec les &#233;ducateurs, quelles sont leurs ambitions, comment se situent leurs places respectives, et surtout &#224; quoi cherchent-ils &#224; parvenir quand ils se risquent dans des prises en charge &#233;minemment probl&#233;matiques de mineurs dont on s'accorde &#224; dire qu'ils ne sont plus tout &#224; fait ce qu'ils &#233;taient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, qu'entend-t-on par ce concept un peu cuistre de dialectique du judiciaire et de l'&#233;ducatif ? J'y vois la confrontation dynamique entre deux institutions dont les relations d&#233;passent largement la repr&#233;sentation traditionnelle que l'on se fait des rapports du savoir et du pouvoir. Elle r&#233;sulte directement de la responsabilit&#233; donn&#233;e par la loi aux juges des enfants fran&#231;ais de suivre dans le temps l'application de leurs propres d&#233;cisions afin de les adapter &#224; l'&#233;volution de la situation dont ils s'occupent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#1#Une particularit&#233; fran&#231;aise qui r&#233;pond aux r&#232;gles modernes de Beijing.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette particularit&#233;, conf&#232;re &#224; la protection judiciaire fran&#231;aise une position tout &#224; fait originale dans le monde. Loin de constituer une simple survivance du pass&#233;, elle r&#233;pond pleinement aux prescriptions des r&#232;gles de Beijing qui pr&#233;conisent aux diff&#233;rents niveaux de l'administration de la justice pour mineurs, y compris pour l'application des mesures prises, l'exercice responsable d'un pouvoir discr&#233;tionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exercice par le magistrat lui-m&#234;me nous para&#238;t d'autant plus incongru qu'il rejoint directement l'un des caract&#232;res fondamentaux de la relation &#233;ducative, celui de s'instaurer dans la continuit&#233;, et de s'adapter en permanence &#224; l'&#233;volution des personnes et du contexte vis-&#224;-vis desquelles elle intervient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s'appliquer d'une fa&#231;on ad&#233;quate &#224; la personnalit&#233; et aux n&#233;cessit&#233;s d'&#233;ducation du mineur, les interactions entre le judiciaire et l'&#233;ducatif s'effectuent dans des conditions beaucoup plus complexes que la simple lecture des textes ne permettrait de le pr&#233;voir. Elles tendent &#224; d&#233;passer la succession pure et simple des interventions des acteurs pour aboutir &#224; une inter-p&#233;n&#233;tration r&#233;ciproque, et &#224; une compl&#233;mentarit&#233; dynamique des actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dictionnaire Larousse donne au mot dialectique une id&#233;e de ce dont il s'agit :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Art du dialogue et de la discussion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Raisonnement qui comporte des oppositions ou des diversit&#233;s de pens&#233;e et s'achemine vers une synth&#232;se.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; - Evolution dans les choses, qui proc&#232;de par oppositions et d&#233;passement des oppositions.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tels sont bien les m&#233;canismes qui, &#224; partir d'une dissym&#233;trie fondamentale, permettent &#224; la justice et &#224; l'&#233;ducation d'acc&#233;der l'une par l'autre &#224; une adaptation permanente &#224; chaque cas, dont aucune codification ne pourrait fixer les modalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain parall&#233;lisme se d&#233;gage des principes fondamentaux de fonctionnement des deux institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice des mineurs repose, comme on l'a souvent soulign&#233;, sur une philosophie d'intervention qui tend &#224; l'institution du Sujet, c'est &#224; dire au passage d'une justice impos&#233;e &#224; une justice int&#233;rioris&#233;e par ceux &#224; qui elle s'applique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#2#La p&#233;dagogie de la loi.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A cette philosophie correspond, dans l'action &#233;ducative judiciairement ordonn&#233;e, une mission sp&#233;cifique de p&#233;dagogie de la loi par l'exportation dans la vie de tous les jours, des interdits et des exigences pos&#233;s dans le bureau du magistrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention judiciaire se d&#233;ploie dans la dur&#233;e ; elle se prolonge aussi longtemps qu'il le faut, mais doit &#224; chaque moment pouvoir justifier qu'elle est encore n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action &#233;ducative s'inscrit dans le temps imparti par la d&#233;cision qui la fonde ; elle doit p&#233;riodiquement fournir au juge les &#233;l&#233;ments qui lui serviront &#224; &#233;laborer et &#224; justifier ses d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institution judiciaire est plurielle : Elle ob&#233;it &#224; la distinction du Si&#232;ge et du Parquet, au double degr&#233; de juridiction, au respect des r&#232;gles de proc&#233;dure et aux droits de la D&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation &#233;ducative s'inscrit dans une structure administrative ; elle doit tenir compte des n&#233;cessit&#233;s du travail en &#233;quipe, des orientations qui naissent de la confrontation pluridisciplinaire, et de la d&#233;ontologie du travail en r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice des mineurs conna&#238;t des situations de d&#233;sordre extr&#234;mement complexes qui rendent indispensable le choix par le juge de la grille de lecture la plus pertinente et, par voie de cons&#233;quence, de l'&#233;quipe la mieux &#224; m&#234;me de traiter le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'approche &#233;ducative est obligatoirement &#233;clectique ; souvent affront&#233;e &#224; l'impr&#233;vu, elle emprunte aux sciences humaines les cl&#233;s de compr&#233;hension qui lui permettent &#224; chaque moment d'y faire face.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#3#Juge, &#233;ducateur, chacun son r&#244;le.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le juge est en charge de conduire un d&#233;bat &#233;volutif, nourri au fur et &#224; mesure d'&#233;l&#233;ments nouveaux apparus soit &#224; l'audience, soit dans le cours de l'action &#233;ducative. Il a id&#233;alement pour effet de r&#233;duire progressivement la part de l'insu, dans la perspective d'une d&#233;cision la plus ad&#233;quate possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducateur a le devoir d'&#233;laborer des projets, toujours ruin&#233;s, contrecarr&#233;s, r&#233;ajust&#233;s, repens&#233;s ; d'entra&#238;ner ses interlocuteurs dans des exp&#233;rimentations susceptibles de les enrichir, et de modifier les conduites inappropri&#233;es auxquelles ils se livrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le magistrat, garant des libert&#233;s individuelles veille &#224; l'exercice des droits et au respect des places g&#233;n&#233;alogiques. De m&#234;me, il appartient &#224; l'&#233;ducateur d'aider les jeunes &#224; trouver leur identit&#233; propre, et d'accompagner les parents dans l'accomplissement de leurs devoirs sans se substituer &#224; eux ni les infantiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait sans doute poursuivre le parall&#232;le. Il para&#238;t plus int&#233;ressant de s'attarder un instant sur le jeu du pouvoir et du savoir entre les deux institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#4#Le jeu du pouvoir et du savoir.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au premier abord, on pourrait s'en tenir &#224; une distinction simpliste : L'&#233;ducateur propose, ex&#233;cute, et le juge dispose. Mais cette affirmation ne r&#233;siste pas &#224; l'examen. On comprend vite que tous deux sont inter-d&#233;pendants, et que des efforts de l'un d&#233;pend l'efficacit&#233; de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le succ&#232;s de l'action &#233;ducative est pour partie li&#233; &#224; la mani&#232;re dont elle a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par le juge, tandis que les prises de position judiciaires non relay&#233;es et expliqu&#233;es au niveau &#233;ducatif restent le plus souvent sans cons&#233;quences pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A regarder les choses de plus pr&#232;s, on s'aper&#231;oit que le niveau d'information des deux partenaires varie selon le moment auquel on se place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de la proc&#233;dure, le juge, fort du signalement et de l'audience, est sans doute le mieux inform&#233;, ce qui lui permet de pr&#233;f&#233;rer une mesure d'investigation &#224; une autre, et de choisir tel ou tel service pour la prendre en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet avantage s'&#233;vanouit rapidement au profit de l'&#233;ducateur. C'est le rapport fait par celui-ci au bout de quelques semaines qui permettra au magistrat de valider ou d'abandonner ses premi&#232;res hypoth&#232;ses. Par la suite, l'audience fera appara&#238;tre des donn&#233;es nouvelles, par exemple sur la mani&#232;re dont est per&#231;ue l'action &#233;ducative et ainsi de suite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est de m&#234;me du pouvoir : Si les d&#233;cisions sont du ressort du magistrat, l'&#233;ducateur les induit, les pr&#233;pare. Seul pr&#233;sent sur le terrain, il est souvent amen&#233; &#224; des prises de position dict&#233;es par la n&#233;cessit&#233; qui anticipent sur la d&#233;cision &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habituellement, la dialectique du judiciaire et de l'&#233;ducatif s'enrichit ainsi du jeu de la proximit&#233; et de la distance, et des enseignements du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici quelques ann&#233;es, le directeur du centre de formation et de recherche de l'&#233;ducation surveill&#233;e de Vaucresson, avait m&#234;me cru pouvoir analyser les relations entre les deux institutions sur un plan th&#233;orique en distinguant dans les domaines de l'enfance d&#233;linquante et de l'assistance &#233;ducative quatre phases : D&#233;clenchement de la proc&#233;dure, mise en route de l'&#233;tude du cas, d&#233;veloppement de l'intervention et jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il cherchait &#224; d&#233;terminer dans chacune la pr&#233;dominance de l'une ou l'autre institution, et comment devait s'organiser la r&#233;solution d'&#233;ventuelles contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son ouvrage, publi&#233; en 1985, sous-estimait sans doute le poids du contexte politique, administratif et financier ext&#233;rieur au syst&#232;me, qui est de nature &#224; en fausser le libre jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a eu n&#233;anmoins le m&#233;rite de souligner la n&#233;cessit&#233; de sauvegarder en permanence un &#233;quilibre entre l'&#233;ducatif qui humanise la proc&#233;dure, et le judiciaire qui garantit en retour sa l&#233;gitimit&#233;, l'effacement de l'un des deux p&#244;les &#233;tant de nature &#224; pervertir les finalit&#233;s du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#5#Le cas du SEAT.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je n'en donnerai qu'un exemple : Le d&#233;bat sur le devenir du service &#233;ducatif aupr&#232;s du tribunal a r&#233;cemment mis en lumi&#232;re la divergence entre une direction de la protection judiciaire de la jeunesse paradoxalement soucieuse avant tout de procurer aux magistrats une aide ponctuelle &#224; la d&#233;cision, et notre association, demandeuse d'une authentique action &#233;ducative install&#233;e dans la dur&#233;e, et moins orient&#233;e sur la communication en temps r&#233;el d'informations aux magistrats que sur la transmission collective et coh&#233;rente des normes sociales aux familles et aux personnes qui s'en &#233;cartent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns ont pu voir dans cette affaire une bien curieuse interversion de r&#244;les. Il faut reconna&#238;tre que depuis quelques ann&#233;es, l'&#233;quilibre dialectique est profond&#233;ment perturb&#233; par des difficult&#233;s croissantes qu'il nous faut maintenant exposer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#6#Des difficult&#233;s croissantes.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certaines peuvent sembler conjoncturelles, parce que li&#233;es &#224; la surcharge actuelle dont souffre la justice des mineurs. L'application de la politique de tol&#233;rance z&#233;ro et la mont&#233;e en fl&#232;che du nombre des affaires p&#233;nales conduit des magistrats surcharg&#233;s &#224; aller au plus simple et au plus rapide, n&#233;gligeant du m&#234;me coup la qualit&#233; des auditions, et la disponibilit&#233; &#224; l'&#233;gard du partenaire &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les grandes juridictions, la multiplication des pr&#233;sentations plus ou moins urgentes conduit &#224; faire prendre un nombre croissant de d&#233;cisions par le juge de permanence et non par le magistrat territorialement comp&#233;tent, ce qui met les &#233;ducateurs au contact d'une succession d'interlocuteurs mal inform&#233;s, de sensibilit&#233;s diverses, et peu dispos&#233;s &#224; prendre des positions engageant la poursuite de l'action entreprise par leur coll&#232;gue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; &#233;ducatif, l'inflation de la demande judiciaire, sup&#233;rieure aux capacit&#233;s de prise en charge, provoque la constitution de listes d'attente qui retardent de plusieurs mois la mise en &#339;uvre effective des d&#233;cisions au d&#233;triment de leur cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il existe aussi des difficult&#233;s nouvelles qui tiennent &#224; l'&#233;volution lourde de l'institution judiciaire. Il en est ainsi de l'importance croissante prise par le Parquet des mineurs, suite &#224; la loi du 1er juillet 1996 qui lui a conf&#233;r&#233; un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans le rythme d'&#233;vacuation des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de moi le dessein de faire ici le proc&#232;s de nos coll&#232;gues du Parquet ; cependant, &#224; la diff&#233;rence du juge des enfants, la position de ceux-ci dans la structure ne les porte pas &#224; se soucier de ce qui se passe dans la dur&#233;e. La plupart de leurs interventions sont ponctuelles et, quant il recourent &#224; l'&#233;ducatif, c'est en g&#233;n&#233;ral pour des avis ou interventions rapides pr&#233;alables &#224; la saisine du juge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dialectique ne peut qu'en &#234;tre affect&#233;e, et les risques d'instrumentalisation de l'&#233;ducatif major&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute la curieuse position de la PJJ dans l'affaire du SEAT r&#233;pond-t-elle &#224; une trop grande sensibilit&#233; aux sir&#232;nes du Parquet&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette influence a &#233;t&#233; dans un premier temps sous-estim&#233;e, et ce n'est que depuis peu qu'elle commence &#224; &#234;tre analys&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#7#Le milieu ouvert, proche du magistrat.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe enfin des difficult&#233;s chroniques qui se manifestent il est vrai davantage &#224; propos des placements que des mesures de suivi en milieu ouvert.-Souvent sectoris&#233;es, les &#233;quipes d'investigation et de suivi dans la famille sont en relations constantes avec les magistrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobiles, moins absorb&#233;s par les contraintes de la collectivit&#233; &#224; laquelle ils appartiennent, les professionnels qui y travaillent ont t&#244;t fait de franchir la distance qui les s&#233;pare du Palais et d'obtenir leurs entr&#233;es chez les magistrats pour leur faire partager, nolens volens, leurs succ&#232;s et leurs &#233;checs ; le nombre relativement important de cas suivis par chacun d'eux rend parfaitement fonctionnels des contacts r&#233;guliers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#8#Les foyers, loins du juge.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toute autre est la situation des structures d'h&#233;bergement qui ne peuvent aussi facilement se rapprocher de leurs interlocuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges ne sous-estiment pas la gravit&#233; d'une s&#233;paration dont ils ont souvent mesur&#233; les risques ; mais il n'ont qu'une connaissance approximative des m&#233;thodes et des supports qui vont &#234;tre mis en &#339;uvre, des difficult&#233;s qui accompagnent l'acclimatation du mineur &#224; son nouveau milieu, de l'ampleur de ses premi&#232;res r&#233;actions, et des perturbations provoqu&#233;es dans la vie de l'&#233;tablissement par une nouvelle prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est fr&#233;quent de les voir s'offusquer d'appels &#224; l'aide, jug&#233;s par eux pr&#233;matur&#233;s et r&#233;v&#233;lateurs d'une incomp&#233;tence professionnelle des &#233;ducateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ce qu'ils attendent d'abord du placement c'est une mise &#224; distance des probl&#232;mes, dont ils pensent qu'ils se manifesteront &#224; eux de mani&#232;re moins lancinante, d&#232;s lors qu'ils sont g&#233;r&#233;s &#224; plein temps par une &#233;quipe responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il ne faut pas s'&#233;tonner de la d&#233;ception de professionnels qui se sentent l&#226;ch&#233;s au moment le plus crucial, et ne tardent pas &#224; r&#233;agir par une demande de mainlev&#233;e, ou, s'ils parviennent &#224; surmonter l'obstacle, par un sentiment de solitude et de toute puissance. A quoi tient ce rel&#226;chement de l'int&#233;r&#234;t du magistrat ? On peut &#233;videmment &#233;voquer le poids du &#8220;happening&#8221; quotidien ; une affaire chasse l'autre, et il est tentant de chercher &#224; r&#233;soudre les difficult&#233;s au fur et &#224; mesure o&#249; elles se pr&#233;sentent, pour diminuer la pression sociale qui les accompagne, sans se soucier des avatars ult&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'indiff&#233;rence aux suites imm&#233;diates de la d&#233;cision est une faute qui se paie par la suite au prix fort.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#9#La perte des rep&#232;res due &#224; l'&#233;loignement entre juge et &#233;ducateur.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quipes d'h&#233;bergement, surtout dans la r&#233;gion parisienne, ont rarement en charge plus d'un ou deux mineurs en provenance d'un m&#234;me cabinet ; elles ont donc presque autant de partenaires judiciaires que de jeunes h&#233;berg&#233;s ce qui ne facilite pas les rapports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce saupoudrage a pour effet de maintenir la collaboration au dessous d'un certain seuil de rentabilit&#233; qui permettrait de faire le tour d'horizon de plusieurs affaires en un minimum de temps, et de justifier de la part du magistrat les visites p&#233;riodiques de contr&#244;le pr&#233;conis&#233;es par les textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il incline ce dernier &#224; manier les placements de fa&#231;on distante et autoritaire, et les &#233;ducateurs &#224; fausser la confrontation normale de l'offre et de la demande en s'abritant derri&#232;re des rituels d'admission complexes destin&#233;s &#224; s'assurer, &#224; d&#233;faut de l'appui judiciaire, du volontariat du mineur concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des candidatures s'&#233;tire dans le temps. De visites pr&#233;alables en s&#233;jours &#224; l'essai elle d&#233;g&#233;n&#232;re en un v&#233;ritable parcours du combattant que le juge n'est pas en mesure de suivre lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui arrive alors, dans l'espoir de faciliter les tractations, de d&#233;l&#233;guer aux &#233;quipes de milieu ouvert le soin de rechercher les placements. Certains foyers poussent d'ailleurs en ce sens, croyant &#234;tre ainsi plus exactement inform&#233;s. Mais ce passage par des interm&#233;diaires ponctuels entra&#238;ne une d&#233;responsabilisation, l&#224; o&#249; devraient au contraire pr&#233;dominer la confiance et l'engagement r&#233;ciproques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De glissement en glissement, le processus d&#233;g&#233;n&#232;re en de fragiles contrats pass&#233;s entre h&#233;bergeants et h&#233;berg&#233;s, avalis&#233;s par le juge de plus ou moins bonne gr&#226;ce et dont la dimension d'autorit&#233; est compl&#232;tement &#233;vacu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'&#233;loigne ainsi, sans y prendre garde, de la coh&#233;rence dans la tenue des r&#244;les, seule &#224; m&#234;me de garantir un minimum d'efficacit&#233;. Les diff&#233;rentes phases de l'intervention &#233;tant en constante interaction, toute modification sur l'une d'entre elles provoque des effets sur l'ensemble : Le processus tout entier peut ainsi devenir d&#233;sordonn&#233; et redoubler le chaos originaire au lieu de le traiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour avoir quelque chance de susciter une modification du contexte, car le changement personnel rel&#232;vera toujours de la prise de conscience individuelle, il est indispensable de cr&#233;er un effet organisateur, un effet d'ordre, un effet cr&#233;atif de nature &#224; r&#233;duire le chaos. Toute la question est de savoir &#224; partir de quelles consid&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#10#Que faire pour retrouver une coh&#233;rence ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser que les id&#233;es directrices sont constamment d&#233;battues sur le terrain entre les magistrats et les &#233;ducateurs pour &#234;tre ensuite transmises &#224; l'administration qui appr&#233;cie leur pertinence et l'opportunit&#233; de les mettre en &#339;uvre &#224; partir des moyens relativement modestes dont elle dispose. Il n'en est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insuffisance du dialogue et l'absence de toute structure de concertation r&#233;guli&#232;re permettant d'en capitaliser les fruits conduisent &#224; une cacophonie qui laisse la direction nationale affront&#233;e &#224; la seule demande audible, mais non &#233;labor&#233;e qui est celle du pouvoir politique : &#8220;Chargez vous des trublions, le plus vite possible et pour un certain temps&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi ne faut-il pas &#234;tre &#233;tonn&#233; outre mesure que les param&#232;tres retenus soient un m&#233;lange de pr&#233;occupations politiques et gestionnaires, et non pas judiciaires et &#233;ducatives comme en t&#233;moigne la terminologie actuelle : Centres de placement imm&#233;diat, centres d'&#233;ducation renforc&#233;e, et peut-&#234;tre demain centres ferm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas difficile d'imaginer que les mineurs ont besoin de pouvoir &#234;tre admis &#224; tout moment de l'ann&#233;e ; qu'ils doivent &#234;tre assur&#233;s qu'une d&#233;robade &#224; l'admission ou une fugue n'entra&#238;neront pas m&#233;caniquement leur radiation des effectifs de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me on ne saurait imposer &#224; l'avance de limites quant &#224; la dur&#233;e de leur s&#233;jour, car si certains se heurtent rapidement &#224; la discipline, de nombreux autres &#233;prouvent le plus grand besoin de poser leur sac et de souffler un peu sans &#234;tre imm&#233;diatement embarqu&#233;s dans un projet de r&#233;ussite exigeant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant la majorit&#233; des structures doivent fonctionner au maximum de leur capacit&#233; install&#233;e et r&#233;pondre &#224; des besoins pr&#233;d&#233;finis sur le plan national quant &#224; la dur&#233;e de s&#233;jour. Le financement des places selon la technique du prix de journ&#233;e rend suspect le maintien de places vacantes pourtant n&#233;cessaire &#224; un minimum de souplesse. Les structures qui fonctionnent &#224; partir du syst&#232;me du budget global retrouvent a posteriori des difficult&#233;s identiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut ind&#233;finiment demander aux mineurs d'entrer dans le moule des institutions, alors que celles-ci sont l&#224; pour r&#233;pondre &#224; leurs besoins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#11#Pour un dialogue retrouv&#233;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le dialogue qui s'engage entre une &#233;quipe &#233;ducative et le juge qui lui a fait confiance, constitue &#224; cet &#233;gard la meilleure garantie d'ad&#233;quation, pour peu que la dimension de professionnalisme et de responsabilit&#233; des &#233;ducateurs soit sauvegard&#233;e. Encore faut-il le faire pr&#233;valoir par rapport &#224; la froide d&#233;termination des technocrates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de la protection judiciaire de la jeunesse qui attribue les difficult&#233;s actuelles &#224; un cloisonnement entre &#233;quipes &#233;ducatives, un isolement des professionnels et un fractionnement des prises en charge n'est pas fonci&#232;rement erron&#233;e, mais elle prend l'effet pour la cause. On passera &#224; c&#244;t&#233; de l'objectif si on continue &#224; n&#233;gliger le principe f&#233;d&#233;rateur des efforts de tous, qui est la transmission coh&#233;rente aux jeunes accueillis du message de solidarit&#233; qu'ils attendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suppose des facult&#233;s d'anticipation, l'acceptation du risque partag&#233;, et le souci permanent de sauvegarder un &#233;quilibre inter-institutionnel perp&#233;tuellement menac&#233; par l'hypertrophie des pr&#233;occupations s&#233;curitaires, la culture de l'urgence, et la d&#233;perdition du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, l'administration n'est pas&lt;br class='autobr' /&gt;
seule en cause. C'est bien l'incapacit&#233; des interlocuteurs de terrain &#224; &#233;laborer des positions coh&#233;rentes qui l'am&#232;ne &#224; limiter ses ambitions &#224; la seule satisfaction de la demande sociale brute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;cent rapport d'inspection souligne le manque de continuit&#233; et de fiabilit&#233; dans la demande judiciaire, ainsi que l'activisme brouillon de nombreux travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui veut dire en termes plus abrupts que les juges ondoient et que les &#233;ducateurs merdoient. Il y aurait sans doute lieu de se demander si l'effacement depuis quelques ann&#233;es de ce creuset de r&#233;flexion que fut le centre de formation et de recherche de l'&#233;ducation surveill&#233;e de Vaucresson n'y est pas pour quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tous cas, la formation des magistrats et celle des &#233;ducateurs m&#233;ritent d'&#234;tre repens&#233;es &#224; l'aune de la collaboration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon sens, il serait n&#233;cessaire d'imposer d&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e de fonction des s&#233;quences de formation communes entre magistrats et &#233;ducateurs, pour leur permettre de s'ouvrir ensemble &#224; la complexit&#233; et aux exigences de la collaboration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre aussi d'exiger des &#233;ducateurs une exp&#233;rience de milieu ouvert avant de travailler en internat, en revalorisant bien entendu leur r&#233;mun&#233;ration &#224; ce stade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pourrait-on voir &#224; nouveau la dialectique du judiciaire et de l'&#233;ducatif irriguer les rapports entre les deux institutions dans le respect de leurs places respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alain BRUEL, ancien pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Paris&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Recentrage sur le p&#233;nal demand&#233; par 2 ministres - mai 1998.</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/Recentrage-sur-le-penal-demande</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.afmjf.fr/Recentrage-sur-le-penal-demande</guid>
		<dc:date>2006-03-17T15:58:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La double comp&#233;tence civile et p&#233;nale du juge des enfants est r&#233;guli&#232;rement remise en cause. Tel fut le cas en 1998 sous un gouvernement de gauche. A l'&#233;poque le Garde des Sceaux, Mme Guigou, s'&#233;tait vigoureusement oppos&#233;e &#224; l'abandon de cette double comp&#233;tence. Cet extrait de la Lettre de M&#233;lampous de mai 1998 a une valeur historique sur ce d&#233;bat r&#233;current. &lt;br class='autobr' /&gt;
Recentrage sur le p&#233;nal : le Juge des enfants revu par le Ministre de l'int&#233;rieur et la Ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'enseignement - (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La double comp&#233;tence civile et p&#233;nale du juge des enfants est r&#233;guli&#232;rement remise en cause. Tel fut le cas en 1998 sous un gouvernement de gauche. A l'&#233;poque le Garde des Sceaux, Mme Guigou, s'&#233;tait vigoureusement oppos&#233;e &#224; l'abandon de cette double comp&#233;tence. Cet &lt;strong&gt;extrait de la Lettre de M&#233;lampous de mai 1998&lt;/strong&gt; a une valeur historique sur ce d&#233;bat r&#233;current.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recentrage sur le p&#233;nal : le Juge des enfants revu par le Ministre de l'int&#233;rieur et la Ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'enseignement - Mai 1998.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De source s&#251;re, on apprend que le Ministre de l'int&#233;rieur, M. CHEVENEMENT et la Ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'enseignement scolaire, Mme ROYAL par l'interm&#233;diaire de son Directeur de cabinet, ont &#233;crit de mani&#232;re concert&#233;e au Premier Ministre M. JOSPIN. Ils prennent ainsi position suite &#224; la publication du rapport LAZERGES-BALDUYCK sur les r&#233;ponses &#224; apporter &#224; la d&#233;linquance des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces courriers, les deux ministres donnent leur vision de ce que devrait devenir le juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous deux mettent en cause &#8220;l'irresponsabilit&#233; p&#233;nale des mineurs&#8221; et la double comp&#233;tence du juge des enfants (assistance &#233;ducative-enfance d&#233;linquante).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Extraits de la lettre du Ministre de l'int&#233;rieur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Au del&#224; des r&#233;formes techniques n&#233;cessaires, il est temps de donner au pays une nouvelle politique en mati&#232;re de traitement de la d&#233;linquance en proc&#233;dant &#224; la refondation du dispositif en vigueur. En ce sens, il y a lieu, notamment, de revenir sur la pr&#233;somption d'irresponsabilit&#233; des mineurs d&#233;linquants et sur la double comp&#233;tence du juge des enfants, charg&#233; &#224; la fois de la protection de l'enfant en danger et du traitement du mineur d&#233;linquant. Ces deux principes, significatifs de l'esprit tut&#233;laire de l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945, et des textes qui en d&#233;coulent, ne sont plus pertinents [&#8230;].&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'irresponsabilit&#233; p&#233;nale des mineurs selon M. CHEVENEMENT&lt;/h3&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Volontairement ou non, le rapport parlementaire entretient une confusion regrettable entre responsabilit&#233; p&#233;nale et possibilit&#233; de traduire le mineur d&#233;linquant devant une juridiction : Cette confusion permet aux parlementaires d'affirmer que le mineur est bien responsable aux termes de l'ordonnance de 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un contresens majeur. Pour le l&#233;gislateur de 1945, le mineur d&#233;linquant est, par pr&#233;somption, irresponsable p&#233;nalement, et cette pr&#233;somption est, on le sait, plus ou moins absolue selon son &#226;ge. Avant 13 ans, cette pr&#233;somption est quasiment absolue et le mineur ne peut pas faire l'objet d'une condamnation p&#233;nale, quel que soit l'acte commis, mais seulement d'une mesure de protection, de surveillance, d'assistance ou d'&#233;ducation. De 13 &#224; 16 ans, cette pr&#233;somption d'irresponsabilit&#233; se trouve att&#233;nu&#233;e, mais demeure. Au del&#224; de 16 ans, l'att&#233;nuation de l'irresponsabilit&#233; est encore accentu&#233;e puisque la juridiction saisie peut &#233;carter l'excuse de minorit&#233; et condamner le mineur &#224; une peine identique &#224; celle encourue par le majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affirmation de l'irresponsabilit&#233; de principe du mineur &#233;tait conforme &#224; l'esprit du texte de 1945 pour lequel la d&#233;linquance des jeunes relevait plus de la responsabilit&#233; sociale collective que du libre arbitre de l'individu. Il ne s'agit pas, aujourd'hui, de nier la part des facteurs sociaux dans la commission de l'acte d&#233;linquant ; mais dans un souci de responsabilisation du mineur, d'inverser la proposition en affirmant qu'&#224; compter d'un certain &#226;ge (13 ans par exemple), le mineur est p&#233;nalement responsable de ses actes et passible d'une peine. Corr&#233;lativement, on affirmera que cette responsabilit&#233; peut &#234;tre gradu&#233;e et que la peine peut &#234;tre sp&#233;cifique, et en particulier, offrir une dimension &#233;ducative. Ce renversement des principes n'aura pas pour cons&#233;quence une r&#233;pression n&#233;cessairement accrue ou l'application plus grande de peines d'emprisonnement, mais contribuera &#224; dissiper la conviction, ancr&#233;e dans l'esprit tant des professionnels que du grand public et confirm&#233;e par les textes, que le mineur est irresponsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, il n'appara&#238;t pas souhaitable, comme le proposent certains parlementaires, de modifier l'&#226;ge de la majorit&#233; p&#233;nale.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La comp&#233;tence du juge des enfant selon le Ministre de l'int&#233;rieur&lt;/h3&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8220;El&#233;ment central de l'ordonnance de 1945, le juge des enfants est &#233;galement comp&#233;tent en mati&#232;re d'assistance &#233;ducative &#224; l'&#233;gard de l'enfance en danger. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport parlementaire n'a pas manqu&#233; de souligner, &#224; juste titre, l'accroissement r&#233;gulier de la part de l'assistance &#233;ducative dans l'activit&#233; des juges des enfants, tout en s'inqui&#233;tant de ce que l'&#233;volution du contentieux p&#233;nal &#8220;conduise les juges &#224; n&#233;gliger l'enfance en danger&#8221;. Pour des raisons de culture judiciaire, il est plut&#244;t &#224; craindre que l'explosion de l'assistance &#233;ducative et le surcro&#238;t de travail qui en r&#233;sulte, am&#232;ne les juges &#224; op&#233;rer des choix de contentieux peu favorables au traitement des dossiers p&#233;naux. La double comp&#233;tence n'appara&#238;t donc pas, aujourd'hui comme un gage d'efficacit&#233; de la justice p&#233;nale des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, cette double comp&#233;tence, &#224; laquelle il peut sembler utile de mettre fin, pr&#233;sente un inconv&#233;nient &#233;vident de principe : elle contribue, mais tel &#233;tait, une fois encore l'esprit des textes fondateurs, &#224; brouiller l'image du juge des enfants, tant&#244;t juge de la pathologie familiale, proche de l'assistant social, tant&#244;t juge r&#233;pressif. Utile dans une conception pathog&#232;ne de la d&#233;linquance, cette confusion des r&#244;les est n&#233;faste &#224; l'&#233;gard de mineurs d&#233;pourvus des rep&#232;res les plus &#233;l&#233;mentaires et auxquels il convient d'offrir des repr&#233;sentations structurantes.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Extrait de la lettre du Directeur de cabinet de la Ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'enseignement scolaire&lt;/h3&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8220;La proposition consistant &#224; remettre en cause la double comp&#233;tence du juge des enfants est int&#233;ressante. La Ministre y est favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le terme de &#8220;pr&#233;somption d'irresponsabilit&#233;&#8221; des mineurs d&#233;linquants peut appara&#238;tre excessif, l'insuffisance de la loi p&#233;nale concernant les mineurs de 13 &#224; 16 ans ne peut &#234;tre &#233;lud&#233;e (d&#233;tention provisoire impossible pour tous les d&#233;lits).&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Justice des mineurs : un enjeu politique majeur.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En transmettant ces extraits de courriers minist&#233;riels, l'objectif est de faire prendre conscience des projets qui pourraient se dessiner prochainement, sous l'arbitrage du Premier Ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association des magistrats de la jeunesse n'est pas un syndicat. Son but est d'assurer une repr&#233;sentation professionnelle sur des questions techniques et juridiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mineurs, fussent-ils de moins de 13 ans ou &#226;g&#233;s de 13 &#224; 16 ans, sont-ils p&#233;nalement irresponsables ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un juge des enfants n'ayant plus en charge la protection de l'enfance en danger (art 375 et suivants du code civil) apporterait-il une r&#233;ponse mieux adapt&#233;e &#224; la d&#233;linquance des mineurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges des enfants ressentent-ils une perte de rep&#232;re &#224; m&#234;ler &#233;ducatif et r&#233;pressif ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que vous soyez membre ou non, vos remarques et avis permettront &#224; l'association de prendre une position nationale repr&#233;sentative de la profession.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le catalogue des horreurs de l'assistance &#233;ducative selon ATD Quart Monde - janvier 2001</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/Le-catalogue-des-horreurs-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.afmjf.fr/Le-catalogue-des-horreurs-de-l</guid>
		<dc:date>2006-03-17T12:50:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Extrait de la Lettre de juin 2001 &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'AFMJF du 27 janvier 2001, l'association ATD Quart Monde a voulu (courageusement) aborder la notion de &#8220;violence judiciaire&#8221; lors des placements en assistance &#233;ducative. Nos attentes n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;ues, puisque l'association ATD Quart Monde a pr&#233;sent&#233; la mani&#232;re dont les familles semblent percevoir le juge des enfants, brossant un portrait particuli&#232;rement noir des pratiques judiciaires. Ce fut dur &#224; entendre et personne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la Lettre de juin 2001&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'AFMJF du 27 janvier 2001&lt;/strong&gt;, l'association ATD Quart Monde a voulu (courageusement) aborder la notion de &#8220;violence judiciaire&#8221; lors des placements en assistance &#233;ducative. Nos attentes n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;ues, puisque l'association ATD Quart Monde a pr&#233;sent&#233; la mani&#232;re dont les familles semblent percevoir le juge des enfants, brossant un portrait particuli&#232;rement noir des pratiques judiciaires. Ce fut dur &#224; entendre et personne d'entre nous ne pouvait se reconna&#238;tre dans cette caricature d'assistance &#233;ducative. Et pourtant, il faut bien que cela soit arriv&#233; quelque part&#8230; m&#234;me si, miroir d&#233;formant, ATD se fonde uniquement sur le ressenti des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-C&#233;cile RENOULT, d'ATD Quart Monde s'est faite la porte parole du ressenti des familles devant le juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATD est t&#233;moin de la grande souffrance des familles et de leur incompr&#233;hension face aux professionnels. L'association insiste sur le fait qu'il s'agit en majorit&#233; de familles en grande pauvret&#233; et donc d&#233;j&#224; frapp&#233;es par des difficult&#233;s mat&#233;rielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, pour ATD, le placement ne peut pas r&#233;parer les d&#233;g&#226;ts de la grande pauvret&#233;. Plut&#244;t que placer, il faudrait instaurer un v&#233;ritable soutien &#224; la parentalit&#233;. Face aux juges qui disent que la pauvret&#233; n'est pas un crit&#232;re de placement, mais bien les carences &#233;ducatives, ATD r&#233;pond par l'impact sur les familles de l'habitat pr&#233;caire, la promiscuit&#233; non d&#233;sir&#233;e, l'ins&#233;curit&#233; des ressources, la peur constante du placement visc&#233;ralement ancr&#233;e dans ces familles, peur qui fait boire de l'alcool avant l'audience pour se donner le courage de faire face au juge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ATD, le placement est une mesure paradoxale qui fragilise les familles que l'on pr&#233;tend aider. Et les familles pauvres vivent le placement comme une grande injustice. &#8220;Au lieu de nous enlever nos enfants, qu'on nous aide &#224; les &#233;lever.&#8221; Pour tous, le placement est une disqualification, d'autant que les familles se sentent exclues du processus de d&#233;cision, ressentent que leur parole n'est pas prise en consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Marie-C&#233;cile RENOULT, ATD-est t&#233;moin de placements incompr&#233;hensibles, car l'on est pas en pr&#233;sence de faits graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATD critique les jugements insuffisam-ment motiv&#233;s, souligne que les parents n'apprennent qu'&#224; l'audience ce qu'il y a dans leur dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ATD s'alarme des cas o&#249; le droit de visite et d'h&#233;bergement est unilat&#233;ralement supprim&#233; par le service gardien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ATD, la non communication du dossier d'assistance &#233;ducative aux familles mine la confiance dans le travailleur social. De plus, les points positifs n'apparaissent pas dans les rapports, ce qui blesse particuli&#232;rement les familles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une noirceur en partie confirm&#233;e par le rapport NAVES-CATHALA&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.afmjf.fr/IMG/pdf/rapport_Naves_Cathala-2.pdf'&gt;Lire le rapport en format pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la demande des Minist&#232;res de la Justice et des Affaires sociales, Pierre NAVES, inspecteur g&#233;n&#233;ral des affaires sociales et Bruno CATHALA, inspecteur des services judiciaires, ont pr&#233;sent&#233; un rapport en juin 2000 intitul&#233; : &#8220;Accueils provisoires et placements d'enfants et d'adolescents : des d&#233;cisions qui mettent &#224; l'&#233;preuve le syst&#232;me fran&#231;ais de protection de l'enfance et de la famille.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sents le 27 janvier 2001, Bruno. CATHALA et Pierre NAVES n'ont pas m&#233;nag&#233; les magistrats de la jeunesse et ont fait des constats d&#233;rangeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils insistent sur la violence ressentie par les familles qui se sentent d&#233;clar&#233;es incomp&#233;tentes sur tout alors qu'il s'agit plut&#244;t d'une situation qui les d&#233;passe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les lacunes des rapports sociaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les rapports sociaux ne tiennent pas compte des conditions de vie et en tout cas ne les d&#233;crivent pas. Ils ne contiennent pas assez de faits concrets discutables par les familles et trop d'analyses psychologisantes et obscures non &#233;tay&#233;es par des faits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les probl&#232;mes de l'audience&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le rapport social arrive juste avant l'audience. Propos d'une famille : &#8220;Comment voulez-vous qu'on s'explique avec le juge alors qu'il a un rapport que l'on a pas lu ?&#8221; M&#234;me si le rapport est expliqu&#233; par le juge, les termes exacts ne sont pas connus. Les familles ne savent pas comment r&#233;agir. Elles ont l'impression que tout est jou&#233; d'avance, surtout quand le juge des enfants re&#231;oit les travailleurs sociaux avant l'audience, la famille patientant en salle d'attente. Dans ce cas, la famille voit que les travailleurs sociaux sont re&#231;us avant elle par le juge, ce qui est catastrophique. Sur leur comportement &#224; l'audience, les familles expliquent : &#8220;soit on fait &#8220;la biche&#8221; (oui monsieur le juge - bien madame le juge), soit on part en claquant la porte.&#8221; La motivation des d&#233;cisions est pauvre ou inexistante ; les termes ne sont pas compr&#233;hensibles ; aucun objectif n'est fix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le tableau tel qu'il a &#233;t&#233; per&#231;u &#224; travers 114 situations &#233;tudi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une consolation : les auteurs du rapport n'ont pas relev&#233; une situation o&#249; le placement des enfants n'&#233;tait pas justifi&#233; sur le fond. Reste &#224; travailler la forme..&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat avec Marylise Lebranchu, Garde des Sceaux - janvier 2001</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/Debat-avec-Marylise-Lebranchu</link>
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		<dc:date>2006-03-17T12:10:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Extrait de la Lettre de juin 2001 &lt;br class='autobr' /&gt;
Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'AFMJF 27 janvier 2001 &lt;br class='autobr' /&gt;
La Garde des Sceaux Marylise LEBRANCHU consacre deux heures au d&#233;bat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s une matin&#233;e introduite par Herv&#233; HAMON sur la violence de la judiciarisation, notre assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale a accueilli, en direct, l'&#233;mission Le bien commun sur France Culture, d'Antoine GARAPON et de Thierry PECH, sur le th&#232;me &#8220;Le juge des enfants est-il en danger ?&#8221; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;mission permit une riche confrontation sur cette question entre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la Lettre de juin 2001&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'AFMJF 27 janvier 2001&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Garde des Sceaux Marylise LEBRANCHU consacre deux heures au d&#233;bat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une matin&#233;e introduite par Herv&#233; HAMON sur la violence de la judiciarisation, notre assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale a accueilli, en direct, l'&#233;mission Le bien commun sur France Culture, d'Antoine GARAPON et de Thierry PECH, sur le th&#232;me &#8220;Le juge des enfants est-il en danger ?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mission permit une riche confrontation sur cette question entre Thierry BARANGER, Pierre BERTON, directeur du Centre de Formation de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et St&#233;phane AMBRY, avocat au barreau de Bordeaux, connu pour son r&#244;le pionnier dans la mise en place d'un avocat sp&#233;cialis&#233; dans la d&#233;fense des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apr&#233;s-midi d&#233;buta avec la venue de Marylise LEBRANCHU, Garde des sceaux, qui prit le temps de d&#233;battre directement avec nous, sans discours mais dans un langage direct et chaleureux, laissant cependant apparaitre quelques contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale se poursuivit, ensuite, par un d&#233;bat sur &#8220;la violence du placement&#8221; avec, notamment, des interventions de Bruno CATHALA, d'ATD-Quart Monde, de Sylvie JALOUNEIX et de Marie-Anne BAULON (voir page 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cl&#244;ture, et apr&#233;s une passionnante intervention du philosophe Jean-Godefroy BIDIMA autour de &#8220;la m&#233;taphore de l'arbre &#224; palabres dans la figure d'autorit&#233; du juge&#8221; qui fera l'objet d'une publication dans le prochain num&#233;ro de M&#233;lampous, Madeleine SABATINI vint cl&#244;turer cette journ&#233;e par une vivante et oh combien mobilisatrice intervention sur la fonction du juge des enfants et les difficult&#233;es actuelles qu'il rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8220;Un recul de la sp&#233;cialisation dans la juriction des mineurs&#8221; s'inqui&#232;te Thierry BARANGER.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir remerci&#233; de sa venue Marylise LEBRANCHU qui venait poursuivre une tradition d'&#233;changes avec les juges des enfants, Thierry BARANGER rappela la volont&#233; de l'association de d&#233;fendre &#8220;une vision humaniste et progressiste de la juridiction des mineurs&#8221;, m&#234;me s'il pouvait para&#238;tre &#8221;ringard&#8221; de le proclamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry BARANGER mettait l'accent, au-del&#224; de la p&#233;nurie de moyens, notamment en personnel de greffe, sur les inqui&#233;tudes ressenties par l'association concernant &#8220;un v&#233;ritable recul de la sp&#233;cialisation&#8221; et ceci, &#224; plusieurs niveaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1 - Constat d'un d&#233;s&#233;quilibre en train de se cr&#233;er entre le traitement p&#233;nal et le traitement civil de l'enfance, au profit d'une croyance irrationnelle dans la capacit&#233; r&#233;demptrice de la voie p&#233;nale, oubliant par l&#224;-m&#234;me l'importance et l'effectivit&#233; de l'assistance &#233;ducative dans sa mission de soutien &#224; l'autorit&#233; parentale, et donc &#224; son r&#244;le non n&#233;gligeable dans la pr&#233;vention de la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2 - Atteinte grave au principe juridique de &#8220;privil&#232;ge de juridiction&#8221; pour les mineurs, par un &#8220;oubli&#8221; de la juridiction des mineurs dans la nouvelle loi sur la pr&#233;somption d'innocence qui, pour la premi&#232;re fois depuis 1945, vient donner &#224; un magistrat non sp&#233;cialis&#233;, le pouvoir le plus grave s'agissant d'un mineur, celui de le mettre en d&#233;tention mais &#233;galement de prendre &#224; son &#233;gard des mesures &#233;ducatives de libert&#233; surveill&#233;e et de placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3 - Recul de la sp&#233;cialisation du fait des orientations tant des Services judiciaires que du Conseil sup&#233;rieur de la magistrature en mati&#232;re de gestion des carri&#232;res des juges des enfants qui conduisent &#224; ne pas reconna&#238;tre r&#233;ellement la sp&#233;cialisation de ces magistrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 4 - Recul &#233;galement sur le plan &#233;ducatif avec le projet de r&#233;forme des SEAT qui vient renforcer les fonctions d'aide &#224; la d&#233;cision au d&#233;triment des actions de suivi individuel dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5 - Recul accentu&#233; par l'organisation propre au minist&#232;re de l'int&#233;rieur qui se refuse &#224; r&#233;pondre positivement &#224; une revendication ancienne des juges des enfants qui souhaiteraient que les brigades des mineurs traitent &#224; la fois des mineurs victimes et des mineurs auteurs d'infraction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8220;La chance de la dignit&#233;, c'est aussi, parfois, la chance de la sanction&#8221; remarque Marylise LEBRANCHU.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Marylise LEBRANCHU, Garde des Sceaux, prenait alors le temps de d&#233;battre avec nous. Pas de discours, mais un langage direct, o&#249; certains pouvaient relever quelques contradictions. En voici un compte rendu non officiel mais, esp&#233;rons-le, suffisamment fid&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Garde des Sceaux a d'abord &#233;tabli un fait statistique : entre 1996 et 1999 les condamnations prononc&#233;es par les tribunaux pour enfants ont augment&#233; de 60% ! Preuve que les juridictions pour mineurs ne sont pas d&#233;connect&#233;es des pr&#233;occupations actuelles de la soci&#233;t&#233; et que les juges des enfants ne d&#233;sertent pas le p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marylise LEBRANCHU relevait que le sujet des mineurs est capt&#233; par tous. Partout o&#249; elle se rend, elle note une forte demande de la population pour le recrutement de juges des enfants, illustration &#224; ses yeux que ces magistrats font un travail bien per&#231;u.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a pr&#233;sent&#233; une instance de partenariat Conseil g&#233;n&#233;ral/Justice qu'elle souhaite voir se mettre en place sous la pr&#233;sidence des pr&#233;fets, afin de mener des actions territorialis&#233;es plus efficaces. Elle a encourag&#233; les juges des enfants &#224; y participer, insistant pour qu'ils puissent y jouer un r&#244;le, sauf &#224; rester spectateur et &#224; ne plus retrouver une place d&#233;finitivement perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; des chiffres de la d&#233;linquance annonc&#233;s comme mauvais, elle a insist&#233; sur la responsabilit&#233; collective comme levier d'action &#224; l'&#233;gard des mineurs : groupes de parole, travail avec les parents. Pour elle, la r&#233;pression (incarc&#233;ration, comparution imm&#233;diate des majeurs) n'est que le r&#233;sultat d'une absence de r&#233;ponse sociale plus constructive aux probl&#232;mes de d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les mineurs, elle note une vraie demande de sp&#233;cialisation des quartiers p&#233;nitentiaires. Elle propose de mettre l'accent sur les Centres &#233;ducatifs renforc&#233;s et les Centres de placement imm&#233;diat, tout en reconnaissant qu'il faut pr&#233;parer la sortie de ces structures, sinon le r&#233;sultat serait finalement catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a parfois relev&#233; une certaine d&#233;tresse des &#233;ducateurs qui ne voient pas forc&#233;ment les choses s'am&#233;liorer malgr&#233; des renforts en personnel : &#8220;on a eu des postes, mais on ne fait rien de mieux qu'avant.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle nous a sembl&#233; critique &#224; l'&#233;gard du &#8220;tout r&#233;pressif&#8221; et de la comparution imm&#233;diate qui serait plus du &#8220;d&#233;potage que du temps r&#233;el.&#8221; La ministre indiquait qu'il fallait respecter le temps du contradictoire et que pour la justice des mineurs, il fallait int&#233;grer la notion de temps. Marylise LEBRANCHU a pourtant point&#233; qu'il fallait aussi &#8220;prendre en compte la petite musique qui existe partout : la police arr&#234;te, la justice rel&#226;che.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle pense que reconna&#238;tre la responsabilit&#233; d'un d&#233;linquant, c'est aussi lui reconna&#238;tre une dignit&#233;, &#8220;ce n'est pas parce qu'on est digne et responsable qu'il faut aller en prison&#8221;, sa phrase finale a pourtant &#233;t&#233; : &#8220;la chance de la dignit&#233; et la chance de la responsabilit&#233;, c'est aussi parfois, la chance de la sanction&#8221;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment penser le m&#233;tier de juge des enfants ? - janvier 2000</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/Comment-penser-le-metier-de-juge</link>
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		<dc:date>2006-03-17T12:03:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Extrait de la Lettre de mars 2000 &lt;br class='autobr' /&gt;
La grande question de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale 2000 &#233;tait le sens que l'action &#233;ducative pouvait encore avoir aujourd'hui. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'anthropologie des limites&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Michel LABADIE, professeur de psychologie, a d&#233;velopp&#233; une approche scientifique du m&#233;tier de juge des enfants en disant qu'il s'inscrivait dans le cadre de &#034;l'anthropologie des limites&#034;. Sans pouvoir reprendre son discours, ce concept s'est r&#233;v&#233;l&#233; pertinent &#224; beaucoup de participants. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la Lettre de mars 2000&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande question de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale 2000 &#233;tait le sens que l'action &#233;ducative pouvait encore avoir aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#034;L'anthropologie des limites&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jean-Michel LABADIE, professeur de psychologie, a d&#233;velopp&#233; une approche scientifique du m&#233;tier de juge des enfants en disant qu'il s'inscrivait dans le cadre de &#034;l'anthropologie des limites&#034;. Sans pouvoir reprendre son discours, ce concept s'est r&#233;v&#233;l&#233; pertinent &#224; beaucoup de participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Anthropologie&#034; puisque le juge s'adresse aux parents, hommes et femmes, aux enfants, dans le cadre de donn&#233;es culturelles &#224; prendre en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Limites&#034; puisque le juge est toujours en questionnement sur ce qui est acceptable ou non, o&#249; se situe le danger, en quoi il est caract&#233;ris&#233;, comment et jusqu'o&#249; une action est possible, quels moyens utiliser pour parvenir &#224; une meilleure s&#233;curit&#233; de l'enfant, jusqu'&#224; quand diff&#233;rer une d&#233;cision, combien de temps laisser &#224; la famille pour &#233;voluer, quel d&#233;lai s'accorder pour qu'un placement repr&#233;sente un progr&#232;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour M. LABADIE, l'anthropologie des limites est l'ins&#233;curit&#233; m&#234;me. Une consolation, le m&#233;tier de JE ne serait pas si incernable que cela et pourrait tout &#224; fait entrer dans un champ de r&#233;flexion scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#034;Le sup&#233;rieur consenti et l'inf&#233;rieur consentant&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Thierry PECH, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint de l'institut des hautes &#233;tudes judiciaires a livr&#233; quelques r&#233;flexions sur le cadre social du juge des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, une d&#233;mocratie vivante est forc&#233;ment une d&#233;mocratie &#233;br&#233;ch&#233;e, qui se cherche et ne se satisfait pas d'elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite les notions de contrainte et d'autorit&#233; ont fondamentalement &#233;volu&#233; ces derni&#232;res d&#233;cennies. Par exemple, on est pass&#233; d'une &#233;cole fond&#233;e sur le prestige du savoir, la discipline (souvent appuy&#233;e par les ch&#226;timents corporels) et la s&#233;lection, &#224; une &#233;cole qui reconna&#238;t en l'enfant une dimension citoyenne et responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'autorit&#233; ne se fonde plus sur la crainte ou le respect inn&#233; des institutions, mais sur une relation entre un &#034;sup&#233;rieur&#034; consenti et un &#034;inf&#233;rieur&#034; consentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge des enfants (notamment) repr&#233;sente un espace transitionnel entre la contrainte et le -consentement et pose de mani&#232;re quotidienne la question &#034;comment et de quel droit puis-je agir sur autrui ?&#034;. Question essentielle de la d&#233;mocratie moderne pour Thierry PECH.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#8220;La sanction fait partie de l'&#233;ducation&#8221; - janvier 2000</title>
		<link>https://www.afmjf.fr/La-sanction-fait-partie-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.afmjf.fr/La-sanction-fait-partie-de-l</guid>
		<dc:date>2006-03-17T11:47:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;p&gt;La Garde des Sceaux &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 29 janvier 2000 : &#8220;La sanction fait partie de l'&#233;ducation&#8221; &lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de la Lettre de M&#233;lampous - mars 2000 &lt;br class='autobr' /&gt;
Madame la Garde des Sceaux a honor&#233; notre assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de sa pr&#233;sence, accompagn&#233;e par Monsieur DE GOUTTES, directeur des services judiciaires et par Madame PERDRIOLLE, directrice de la protection judiciaire de la jeunesse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Madame GUIGOU a insist&#233; sur le triptyque pr&#233;vention-r&#233;pression-r&#233;insertion. Si la l&#233;gislation fran&#231;aise en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.afmjf.fr/-La-Lettre-de-Melampous-archives-" rel="directory"&gt;La Lettre de M&#233;lampous&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Garde des Sceaux &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 29 janvier 2000 : &#8220;La sanction fait partie de l'&#233;ducation&#8221;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la Lettre de M&#233;lampous - mars 2000&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame la Garde des Sceaux a honor&#233; notre assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de sa pr&#233;sence, accompagn&#233;e par Monsieur DE GOUTTES, directeur des services judiciaires et par Madame PERDRIOLLE, directrice de la protection judiciaire de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame GUIGOU a insist&#233; sur le triptyque pr&#233;vention-r&#233;pression-r&#233;insertion. Si la l&#233;gislation fran&#231;aise en mati&#232;re de mineurs d&#233;linquants fait clairement le choix de l'&#233;ducatif comme intervention prioritaire, la sanction fait &#233;galement partie de l'&#233;ducation. S'il faut prendre en compte l'urgence sociale dans certains quartiers o&#249; la situation est devenue insupportable, il convient n&#233;anmoins de r&#233;cuser l'id&#233;e de mettre simplement &#224; l'&#233;cart les jeunes difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les C.E.R.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Madame GUIGOU a insist&#233; sur la diversification des r&#233;ponses mises en oeuvre par la PJJ. Vingt-cinq centres &#233;ducatifs renforc&#233;s existent, six sont en ouverture, treize en projet, pour lesquels les points les plus sensibles sont les proc&#233;dures d'admission et le fonctionnement par sessions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les C.P.I.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les centres de placement imm&#233;diat sont au nombre de 15 (2 en cr&#233;ation compl&#232;te, treize par transformation de foyers existants). Chaque CPI demande au moins 19 professionnels pour fonctionner avec au minimum la pr&#233;sence d'un veilleur et d'un &#233;ducateur la nuit. Les activit&#233;s de jour sont compl&#232;tement int&#233;gr&#233;es au centre et non plus d&#233;l&#233;gu&#233;es &#224; des structures ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La s&#233;curit&#233; &#224; l'&#233;cole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La ministre estime que le minist&#232;re de l'&#233;ducation nationale a compris qu'il devait faire un effort interne pour la s&#233;curit&#233; au sein des &#233;tablissements scolaires. C'est d&#233;sormais &#224; l'int&#233;rieur des &#233;tablissements que les probl&#232;mes doivent &#234;tre pris en charge. En un an et demi, Madame GUIGOU estime que le d&#233;bat a consid&#233;rablement &#233;volu&#233;, qu'il ne s'agit plus maintenant de &#034;se d&#233;barrasser du probl&#232;me sur le minist&#232;re de la justice&#034; et que les difficult&#233;s doivent se traiter en partenariat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le recrutement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Concernant la PJJ, Madame GUIGOU a insist&#233; sur l'effort sans pr&#233;c&#233;dent de recrutement de personnel (425 &#233;ducateurs, 600 emplois jeunes, 166 &#233;ducateurs re&#231;us au concours exceptionnel en 1999 avec une entr&#233;e en fonction en mars 2000, un concours exceptionnel en mars pour une entr&#233;e en fonction en janvier 2001. Entre janvier 2000 et janvier 2001 la Garde des Sceaux annonce l'arriv&#233;e de 500 &#233;ducateurs et 345 autres professionnels de la PJJ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les magistrats, 16 postes de juge des enfants et 10 postes de substitut ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s au niveau budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La responsabilit&#233; des magistrats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur la responsabilit&#233; des magistrats, la ministre a pr&#233;cis&#233; recevoir 4.000 &#224; 4.500 lettres&lt;br class='autobr' /&gt;
par mois de justiciables m&#233;contents, alors que ce chiffre &#233;tait d'environ 2.000 lettres par mois &#224; son arriv&#233;e &#224; la Chancellerie. Elle consid&#232;re que ce ph&#233;nom&#232;ne doit &#234;tre pris en compte, que l'on n'a jamais int&#233;r&#234;t &#224; occulter les questions des gens. Selon elle, la commission nationale des plaintes des justiciables clarifiera la proc&#233;dure, fera le tri entre les plaintes recevables et celles qui ne le sont pas, permettra aux justiciables de se rendre compte que l'on ne peut pas faire un appel &#034;administratif&#034; d'une d&#233;cision de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, elle a annonc&#233; un s&#233;minaire sur la d&#233;linquance juv&#233;nile qui aura lieu pendant la pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intervention de Mme Sylvie PERDRIOLLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'accueil d'urgence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La directrice de la protection judiciaire de la jeunesse a expliqu&#233; avoir demand&#233; aux directions d&#233;partementales d'effectuer une r&#233;el travail sur l'accueil d'urgence. Elle a cit&#233; l'exemple de l'Essonne o&#249; un point hebdomadaire des places disponibles est effectu&#233; par la DDPJJ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accent est mis &#233;galement sur la p&#233;dagogie de l'urgence avec une session sur ce sujet &#224; Vaucresson. Chaque structure d'accueil doit &#233;laborer un projet de jour pour les mineurs accueillis en h&#233;bergement. La prise en charge doit &#234;tre pr&#233;vue 24 heures sur 24 par les &#233;quipes d'&#233;ducateurs qui se rendent compte que cela est indispensable pour &#233;viter les r&#233;actions violentes des jeunes. La PJJ a d&#251; passer d'une &#233;poque o&#249; les prises en charge de jour des jeunes &#233;taient assur&#233;es par des dispositifs traditionnels de formation (par exemple), &#224; la situation actuelle o&#249; les foyers doivent se remobiliser pour organiser cette prise en charge en interne, les structures ext&#233;rieures s'av&#233;rant insuffisantes face aux mineurs concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La violence en h&#233;bergement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mme PERDRIOLLE estime que la question de la violence doit &#234;tre forc&#233;ment travaill&#233;e, qu'il n'y a pas (plus ?) d'h&#233;bergement sans violence, que la violence n'est pas une anomalie, un accident, qu'elle doit faire partie des axes du projet p&#233;dagogique, qu'elle doit &#234;tre pleinement prise en compte par les &#233;quipes afin qu'elles se dotent de l'organisation interne pour y faire face sans toujours d&#233;l&#233;guer &#224; d'autres (magistrats, police).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les concours exceptionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les concours exceptionnels apportent des professionnels ayant une extr&#234;me diversit&#233; de parcours (ouvriers, animateurs sportifs&#8230;) et cela est positif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les agents de justice&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Concernant les agents de justice, le profil de poste communiqu&#233; par la Chancellerie n'est pas intangible et d'autres propositions pourront &#234;tre examin&#233;es par la direction de la PJJ si elles correspondent &#224; un projet construit et adapt&#233; aux besoins locaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les placements sans audience&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mme PERDRIOLLE a attir&#233; l'attention des magistrats sur le probl&#232;me pos&#233; par des juges des enfants qui placent un mineur dans un foyer ou un CER sans audience en pr&#233;sence de la structure d&#233;sign&#233;e. Cette pratique serait de plus en plus courante et elle poserait de grosses difficult&#233;s aux structures pour remplir ensuite leur mission sur des bases solides. Un d&#233;bat s'en est suivi, &#224; prolonger&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acc&#232;s au dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le probl&#232;me de la communication et de l'acc&#232;s direct au dossier d'assistance &#233;ducative va &#234;tre trait&#233; par la direction de la PJJ, eu &#233;gard &#224; la jurisprudence de la Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme qui a condamn&#233; la Grande Bretagne en cette mati&#232;re&#8230; et qui condamnerait certainement la France si un cas fran&#231;ais lui &#233;tait soumis. Les exp&#233;riences locales sont les bienvenues&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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